La professeure de chant, Josée Goulet, engagée pour sa communauté

La professeure de chant, Josée Goulet, fait un retour sur ses 25 ans de carrière. Sa passion pour son domaine l’a menée à jouer un rôle essentiel en soutenant ses proches et d’autres artistes avec leurs propres carrières.

Par Laurence D’Amours | Arts, lettres et communication

Si Josée Goulet a reçu une médaille de l’Assemblée nationale, c’est bien parce qu’elle la mérite. Elle n’est pas qu’une simple professeure de chant, elle est aussi une auteure-compositrice-interprète, une citoyenne impliquée et une mère dévouée. Josée a cumulé les exploits depuis ses débuts dans son domaine.

Elle a commencé son métier d’enseignante à 35 ans et celui d’auteure-compositrice-interprète à 55 ans. Elle est inspirante par son domaine et par sa volonté d’aider les autres. Ses diverses implications favorisent sa créativité tout en formant les jeunes de la relève.

IMPLIQUÉE POUR SA COMMUNAUTÉ

Josée a pris part à des concours de chant. Elle a participé en 2007 au Concours Propulsion Jazz où elle a remporté la catégorie auteur-compositeur. Josée utilise son expérience lorsqu’elle juge des concours semblables.

L’engagement de Josée correspond parfaitement à ce que son amie Pascale Leblanc connaît d’elle. «Il est très facile de travailler avec Josée en raison de sa grande générosité et de sa passion pour la musique, dit Pascale Leblanc. C’est une personne qui aime les gens et qui donne sans compter.»

Josée s’investit dans sa communauté. Elle est une femme ayant à cœur la solidarité et le soutien des artistes. Elle a créé l’atelier Un café, une chanson, en juillet 2011, pour aider les artistes québécois. Ce projet permettait aux chanteurs, musiciens et artistes en arts visuels de partager leurs créations avec le public. Elle a dirigé ce projet pendant six ans.

Elle a débuté par des rencontres au deuxième étage de la Brûlerie de la Rivière dans le Vieux-Terrebonne, puis a ajouté une émission de télévision en direct. Josée a réalisé une soixantaine de capsules dans lesquelles elle fait la rencontre d’artistes. «C’est quelque chose qui m’a tenu beaucoup à cœur», affirme-t-elle.

Ce projet a permis aux artistes participants de présenter leurs créations et d’acquérir de l’expérience. «C’est devenu pour moi une école où je pouvais tester mes nouvelles chansons devant un public toujours chaleureux», rapporte l’auteure-compositrice-interprète, Pascale Leblanc, qui a participé à l’atelier.

MAMAN DÉVOUÉE

Josée a toujours accompagné activement ses enfants et maintenant ses petits-enfants. Sa famille et sa passion pour le chant, pour elle, se complètent. «Ma famille a inspiré vraiment mes chansons, mon album est extrêmement personnel, dit-elle. Je pourrais dire que mon album est un legs. C’est un legs à mes enfants.»

Sa passion lui a aussi permis d’accomplir une part de son rôle de mère. «Elle m’a montré l’exemple à travers ses propres réalisations artistiques, comme le lancement de son premier album à 55 ans, la création de sa propre émission de télévision, ou encore la médaille qu’elle a reçue de l’Assemblée nationale pour son implication culturelle dans sa communauté», rapporte sa fille, Marie-Hélène Brière.

FIXER DES OBJECTIFS ET LES ATTEINDRE

Josée Goulet est déterminée à atteindre les objectifs qu’elle se fixe. Elle est une femme qui surmonte les obstacles. La pandémie a interrompu le lancement de son album en 2020. Elle a conservé sa positivité au lieu de se laisser abattre par les imprévus même dans ce moment difficile. «La pandémie m’a permis de me dépasser et d’être créative», affirme Josée Goulet.

Il lui était impossible d’obtenir, à ce moment, du budget pour des musiciens professionnels. Elle a trouvé le moyen de s’adapter malgré cet inconvénient. «Pendant un an, j’ai travaillé ma guitare, j’ai travaillé mon instrument, pour arriver à pouvoir me présenter sur scène seule avec ma guitare, avec mon conjoint au piano et avec ma fille comme choriste», témoigne Josée.

Josée souhaite continuer l’enseignement. «Pour moi, c’est une véritable passion», affirme-t-elle. Elle souhaite aussi se lancer de nouveaux défis. Elle envisage de suivre un cours de danse contemporaine à l’automne prochain.

Son objectif lui vient avec des inquiétudes. «Est-ce que j’ai peur de ne pas être capable de suivre? se questionne Josée. Est-ce que je crains que mon corps ne suive pas? Est-ce que je crains d’être jugée par tous les jeunes qui vont faire partie du cours? Oui. Est-ce que je vais y aller? C’est sûr.» Le parcours atypique de Josée prouve qu’il est possible d’accomplir ses rêves à tout moment.

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