Grâce à son humour attachant et son aisance innée devant les caméras, la créatrice de contenu Marie-Anne Farley a une communauté qui grandit à une vitesse impressionnante sur ses réseaux sociaux depuis les dernières années.
Par Maïté Bélanger | Arts, lettres et communication
Jeune étudiante début vingtaine, elle fait des sketchs humoristiques et des vlogues avec son groupe d’amis sur plusieurs réseaux sociaux. Elle a été connue pendant la pandémie mondiale, qui l’a incitée à passer plus de temps devant les écrans. Marie-Anne charme petits et grands sur l’application TikTok en leur donnant le sourire avec son humour pétillant.
Certains influenceurs sont plutôt tordus et propagent de la désinformation en ne vérifiant pas leurs sources. La société, généralisant les erreurs de certains travailleurs du milieu sur l’ensemble, a un regard rempli de préjugés sur ce métier.
TOUT LE MONDE PEUT ÊTRE INFLUENCEUR
Le métier d’influenceur ne nécessite aucune formation et compétence particulière. Certains profitent de cette facilité d’accès pour tenter de se faire un nom sur les plateformes sociales. Cela établit un manque de qualité et de professionnalisme des propos divulgués sur Internet par une diversité impressionnante de personnes.
Le manque de vérification de sources des personnes non vigilantes sur les médias sociaux crée une multitude de désinformations. La société généralise négativement le métier de créateur de contenu, sans démystifier le bon du mauvais. (UNESCO. 2024)
«Les seules histoires qui vont se ramasser dans les médias traditionnels, souvent, ce sont les histoires qui sont vraiment négatives, dit la créatrice de contenu Marie-Anne Farley. Par exemple, l’histoire des mâles alpha qui ont passé à Tout le monde en parle, ils se caractérisaient comme influenceurs.»
Cette mauvaise vision du métier brime sa réputation. «Quand moi, je vais discuter avec des gens et que je dis que je suis influenceuse, créatrice de contenu, souvent, il y a une connotation négative qui s’applique à ça, dit-elle. Ce phénomène-là, je le remarque souvent avec les générations qui n’ont pas grandi avec les réseaux sociaux.»
La distinction du contenu poubelle au contenu éducatif, divertissant et sensibilisateur commence à se faire sentir et reconnaître. Les opinions négatives de la création de contenu sont du passé selon la youtubeuse et créatrice de contenu Aly Brassard. «Moi, j’ai pour mon dire qu’on est quand même rendu passé l’ère des préjugés. Je pense que les influenceurs, créateurs de contenu, commencent à avoir beaucoup plus de reconnaissance avec raison aussi, dit-elle. Les plus vieux commencent à comprendre un petit peu plus l’effort qu’il y a derrière tout ça.» La reconnaissance du travail derrière la plateforme et le contenu en ligne est progressive, selon les travailleurs du milieu.
Plusieurs personnes n’utilisent pas les réseaux sociaux adéquatement, au détriment de la notoriété de la profession, selon l’influenceuse et youtubeuse Alexane Pelletier. «On est comme tous mis dans le même bateau, dit-elle. Il y en a tellement qui ont été problématiques juste avec les publicités, les produits. On essaie de vendre tout à tout le monde… C’est très controversé, ce métier-là. Puis, malheureusement, c’est sûr que moi, je trouve qu’il y en a qui ont mal fait le choix dans tous les jobs.»
UN PEU PLUS SUR MARIE-ANNE
L’influenceuse est principalement connue pour documenter sa vie quotidienne avec ses amis, eux aussi sur les réseaux sociaux. Leurs personnalités éclatantes et humoristiques les rendent attachants auprès du public de leur génération. Ils se sont rencontrés en pandémie, lorsqu’ils étaient tous sur l’application TikTok. Ils se sont organisé une rencontre et ont développé une chimie adorée par leurs abonnés. «Quatre ans plus tard, je fais de la création de contenu avec mes amis les plus proches, puis c’est vraiment comme un rêve. Travailler avec ses amis c’est quasiment comme si je ne travaillais pas à chaque jour.»
IMPACT DE LA VIE PUBLIC SUR LA VIE PRIVÉE
Afficher sa vie sur les réseaux sociaux vient avec la responsabilité de tracer une ligne entre le contenu à diffuser et le contenu personnel. Il est important que le public comprenne que les créateurs de contenu n’exposent pas leur vie entière et ils sont en droit de garder des fragments de leur vie privée même si leur travail est de montrer leur vie.
Marie-Anne sent qu’à divers moments, certains abonnés peuvent l’approcher de façon intrusive. «Étant donné que je partage ma vie tout le temps, ma communauté développe une certaine pensée qu’ils sont vraiment mon ami proche.» L’influenceuse s’assure d’avoir un entourage présent pour les bonnes raisons et pas seulement pour la visibilité.
La créatrice de contenu entreprend des projets d’humour afin de s’ouvrir des portes dans ce milieu. Elle poursuit sa création de contenu sur YouTube pour offrir à sa communauté du contenu plus approfondi sur sa vie.
