Éliane Germain, étudiante en design graphique au Cégep Ahuntsic, développe sa passion pour les arts à travers le dessin, la peinture et le tatouage depuis plusieurs années.
Par Rosalie Beaulieu | Arts, lettres et communication
«À l’enfance, ma mère aimait beaucoup faire des dessins sur les murs et elle nous laissait aussi dessiner sur les murs de notre chambre», dit Éliane Germain. Elle s’est découvert une passion pour l’art dès son plus jeune âge grâce à ce précieux moment en famille.
Elle a ensuite développé son talent durant son enfance. Le cours d’arts plastiques était celui dans lequel Éliane Germain avait les meilleurs résultats au primaire ainsi qu’au secondaire. Cette matière scolaire était gratifiante et est rapidement devenue sa matière préférée.
PARCOURS D’ÉLIANE GERMAIN
Éliane Germain a commencé à dessiner lors de la pandémie de la COVID-19. Elle s’est aussi acheté une machine à tatouages durant cette période. Elle a alors expérimenté cette nouvelle facette de l’art, tout d’abord sur de la fausse peau, puis sur elle-même et ensuite sur d’autres personnes. Une amie d’Éliane Germain, Noémie Richard, a été l’une de ses premiers cobayes. «Son trait est tellement fin et précis, mais il y a une douceur là-dedans, dit-elle. On dirait qu’elle dessine avec son cœur.»
La jeune artiste ne savait pas ce qu’elle voulait faire en sortant du secondaire. Elle hésitait entre des études plus mathématiques ou artistiques. Elle a finalement opté pour une technique en design graphique.
Elle s’épanouit maintenant dans cette technique qui lui permet de toucher à plusieurs formes d’art. Elle peut aussi travailler de la maison, un aspect important pour elle puisqu’elle aime pouvoir être libre et indépendante.
«C’est un monde artistique ou tu peux faire beaucoup de choses», dit-elle. Éliane Germain adore ses études, en raison de la quantité de projets différents qu’elle réalise. Elle fait des logos, des affiches, des sites web, des animations, etc.
HAUTS ET BAS DE L’ART
Éliane Germain est inspirée par l’impact laissé par d’autres artistes à travers le monde. Son voyage au Portugal l’été dernier l’a rendue fière de participer à la beauté et la culture qu’amène l’art. Elle trouve qu’il est important de se souvenir de la valeur de l’art dans la société.
Elle pourrait dessiner pendant des heures certaines journées grâce à cette inspiration. Il lui arrive par contre aussi de ne pas être capable de dessiner pendant une semaine. Quelque chose de simple devient alors difficile à créer.
La mère d’Éliane Germain, Nadia Zikovsky, encourage sa fille dans sa passion, malgré tous les défis. «Des fois, elle travaille pendant des heures, puis à la fin, elle me dit qu’elle n’aime pas ça, dit-elle. Moi, je trouve ça magnifique, mais elle, elle voit juste les défauts.»
