Se faire connaître dans la scène underground selon BGK

Joe Karib, alias BGK, est un jeune beatmaker et DJ qui s’est fait connaître récemment à Montréal à travers des stands de DJ et des émissions de radios.

Par Jacob Labrecque | Arts, lettres et communication

BGK découvre sa passion pour la musique lors d’un voyage. «J’étais en vacances au Liban avec ma famille, j’ai vu une vidéo et ça m’a intéressé.» Il commence alors à découvrir des sites de montage audio et s’y habitue. Il publie sa progression sur Instagram et s’achète plus tard sa première table de DJ. «Ça paraissait pas trop au début, il faisait ses choses sur son ordi et en parlait pas trop souvent, raconte son frère. J’ai plus compris quand il a commencé à se produire comme DJ.»

Les premières années des artistes émergeants sont rarement accompagnées de beaucoup de soutient. Joseph admet cependant avoir vécu une grande satisfaction lors de la sortie de sa première chanson avec un rappeur. «Quand j’ai sorti une chanson avec un rappeur, tous les gens qui étaient en train de hate sur moi sont revenus comme si rien n’était.»

SORTIE RÉCENTE DE SON ALBUM

Le 11 avril annonçait la sortie de son album le plus récent. En tant que jeune artiste, il apprend activement. Il considère que sa plus récente création a été le berceau d’une nouvelle réalisation. Lors de la création d’un album, il est primordial de savoir quel est le résultat escompté. «Savoir où l’album s’en va, par exemple l’album que j’ai sorti la semaine passée, ça m’a pris 7 mois le faire juste parce que je savais pas où je m’en allais avec.»

RÉALITÉS DE LA SCÈNE UNDERGROUND À MONTRÉAL

Percer dans la scène underground actuelle requiert beaucoup de persévérance et d’audace. Selon l’artiste et ami de BGK Goat2damnrich, Joseph n’a pas uniquement eu recourt à la chance afin de faire les premiers pas dans la lignée vers son objectif qu’il s’amuse à appeler mystérieusement get famous. «C’est un amateur de la technique fake it until you make it, dit-il d’un ton moqueur.»

Joe savait que ce qui importe dans le milieu est la perception des autres et a joué là-dessus pour se bâtir une image et se faire des contacts.» Il s’agit même, selon BGK, de la partie la plus difficile, se faire connaître. «Être un artiste de Montréal dans une scène majoritairement française, moi qui fais de la musique en anglais, j’avais rien, je savais pas comment faire mes connections.»

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