Charles DesGroseilliers: atout du journal Les Affaires

Charles DesGroseilliers est directeur artistique pour Les Affaires, un journal montréalais  réputé. Il occupe un poste d’une grande importance, où il s’occupe principalement de l’aspect visuel du journal.

Par Naomi Touchette 

En quoi consiste une journée de travail habituelle?     

Mes journées sont plus ou moins pareilles, mais je dirais que la mise en page est la chose que je fais le plus souvent. Je reçois un article d’un journaliste, je le lis, puis je trouve la façon de le rendre visuellement soit en faisant de la recherche photo, en créant différents concepts, en engageant un illustrateur qui va illustrer le sujet ou en engageant un photographe qui va aller sur les lieux prendre une photo. Par la suite, on met en page notre sujet.

Mes projets sont rarement les mêmes. Il m’arrive également de donner un coup de main aux gens du marketing ou de la rédaction. Des fois, je m’occupe de montages vidéo, de publicité et de campagnes sur les réseaux sociaux.

Couverture du journal Les Affaires parue en janvier 2020.

Comment es-tu arrivé à travailler au journal Les Affaires?

J’ai commencé il y a 15 ans, à titre d’infographe. C’est un métier hyper technique, je ne faisais pas de création. J’utilisais plutôt des logiciels d’un point de vue plus technologique. Lorsque je suis entré chez Transcontinental, qui est l’entreprise pour laquelle je travaille, j’ai vu les offres d’emplois affichées, et j’ai vu qu’ils cherchaient un directeur artistique pour un magazine.

Par contre, ils demandaient 5 années d’expérience alors que j’en avais zéro. J’ai postulé, mais je n’ai pas eu de réponses dû à mon manque d’expérience. Par contre, un soir, en allant à une soirée organisée par le travail, j’ai rencontré une fille. À force de discuter, elle m’a dit que la soirée était organisée pour elle puisqu’elle quittait son poste. En lui demandant quel poste elle occupait, elle me dit qu’elle était directrice artistique pour le journal, pour lequel j’avais appliqué quelques jours plus tôt. Elle m’a dit qu’elle allait parler de moi en bien à la rédactrice.

La semaine suivante, le journal m’a contacté. Après quelques entrevues, j’ai obtenu une place au sein de l’équipe.

Qu’aimes-tu le plus de ton métier?

La chose que j’aime le plus est lorsqu’il y a de la créativité d’impliquée. On m’explique un sujet, puis je demande quel message on désire passer. Mon but est de comprendre le mieux possible le message puis d’essayer de trouver des idées visuelles qui le résument. Je commence en créant des sketches que je vais aller montrer à ma rédactrice. Par la suite, on se rend en studio afin de faire les photos pour réaliser le concept. C’est ce cheminement-là que j’aime le plus faire.

As-tu toujours voulu être directeur artistique et, sinon, quel était ton premier choix?

Avant de m’intéresser au monde du graphisme et de la direction artistique, je faisais un journal sur la musique où j’interviewais des groupes musicaux. Je faisais moi-même la mise en page de manière assez artisanale. À la suite de mes entrevues, je les retranscrivais à la main et je faisais des photocopies des photos. J’adorais faire ça. Lorsque j’ai rencontré un orienteur et que je lui ai expliqué ce que je faisais, elle m’a expliqué que je pouvais continuer à le faire, mais à l’aide d’un ordinateur. Elle m’a dirigé vers l’infographie. Donc, oui, j’ai toujours aimé faire la mise en page de magazines et de publications.

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