Entre les dossiers complexes en gestion de la violence au CIUSSS et les charges lourdes du gym, Stéphanie Pothier combine les deux disciplines. Cette résidente de Terrebonne transforme la rigueur physique en bouclier mental chaque matin.
Par Delfine Beauregard | Arts, lettres et communication
Il est 6h15. Alors que la plupart des résidents de Terrebonne dorment encore, Stéphanie Pothier est sur la route.
Elle se rend à la salle de sport, pas à son bureau du CIUSSS du Nord-de-l’Île-deMontréal. Le gym est essentiel pour cette spécialiste en gestion de la violence dans le milieu de la santé. «Le sport m’aide à évacuer le stress de la journée», dit-elle avec sourire.
DOMPTER LA VIOLENCE, UN DÉFI QUOTIDIEN
Gérer l’agressivité des patients constitue le cœur de son métier. Cette ancienne préposée au bénéficiaire en pédopsychiatrie forme désormais les employés du CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal. Ce changement professionnel exige une adaptation constante. «Ça a été difficile, mais je me suis adaptée. Il faut être capable de parler devant tout le monde», admet la formatrice.
Sa fille Érika Pothier-Verreautl, admire cette persévérance. «Ma mère est une femme travaillante qui n’abandonne jamais. Elle est toujours active et aime bouger», confie-t-elle. La jeune femme voit sa mère soulever des poids de 225 livres au squat. Cette force physique lui montre sa détermination.
ACCÉDER À LA LIBERTÉ
Questionnée sur ce qui la motive chaque matin, elle rigole. «Ma retraite!» lance l’experte avec humour.
Cette professionnelle avance la tête haute. Elle prouve l’existence d’un équilibre possible entre le travail et le bien-être personnel. Chaque répétition au gym assure sa force mentale. «La musculation, ça fait du bien, ça fait du bien au mental et au physique, ça permet d’extérioriser le gros méchant de la journée.»
Elle protège ainsi sa propre santé tout en veillant sur celle des autres.
