Mon fils: histoire touchante sur la schizophrénie

Après le succès de Nos Étés (2004-2008) et de Yamaska (2009-2016), Anne Boyer et Michel d’Astous présentent Mon Fils (2020), une courte série qui a tout pour toucher le cœur des téléspectateurs. 

Par Laura Michaud

Jacob (Antoine L’Écuyer) est un adolescent de 18 ans qui doit apprendre à vivre avec la schizophrénie. Ses parents, Marielle et Vincent (Élise Guilbault et Patrice Godin) se retrouvent dans le néant vis-à-vis de cette situation. Ils tentent autant qu’ils sachent, et avec toute leur bonne volonté, de comprendre et de soutenir leur fils. Par la force des choses, ils se rendent compte qu’ils ne pourront pas aider Jacob à traverser cette épreuve sans l’aide de professionnels.

Marielle et Jacob sont à l’urgence en attente de voir un spécialiste. Photo

RÉALISME

Le réalisme de la série est définitivement le point fort de cette réalisation. Les scènes qui mettent de l’avant les pires moments de la maladie démontrent l’excellent travail de recherche d’Antoine L’Écuyer. Les épisodes de psychoses donnent la chair de poule et les moments de détresse viennent chercher le téléspectateur droit au cœur.

Le schéma narratif est ingénieusement construit. Les personnages sont confrontés à la dure réalité de devoir composer avec leurs démons intérieurs, sans pour autant sombrer dans un fatalisme blasant pour le téléspectateur.

Les liens entre les personnages sont nuancés afin que rien ne soit laissé au hasard. Par exemple, la relation entre Jacob et sa sœur Laurence (Émilie Bierre) est alimentée par un combat continu entre l’amour et la haine. À travers les pires accidents qui peuvent survenir, le pardon peut être difficile, mais il est toujours possible de comprendre ce qui s’est passé.

LES EFFETS SPÉCIAUX

Dans les psychoses de Jacob, les loups qui le menacent sont réalistes. La première scène du troisième épisode marque cependant un décalage par rapport au reste de la série quant au manque de crédibilité des effets spéciaux. Les masques en plastique ainsi que le faux sang qui se retrouve sur le visage de Marielle et de Vincent affectent en effet négativement la valeur de la scène. 

Ces lacunes viennent, d’une part, attirer l’œil du téléspectateur au mauvais endroit et, d’autre part, rendent la scène peu plausible. Compte tenu du fait que tous les autres effets spéciaux de la série aient été effectués avec succès, il va sans dire que cette scène m’a laissé un goût amer. 

VERDICT 

La série Mon Fils, disponible sur le Club illico de Vidéotron, est teintée d’une touche d’humour et d’humanité, ce qui fait en sorte qu’un certain équilibre est maintenu. À travers les drames qui surviennent et les erreurs de parcours des personnages, ceux-ci restent attachants, car ils restent humains, comme vous et moi. En seulement six épisodes, la série réussit à toucher son public et à faire passer un message: le respect de l’autre. Enfin, je considère que cette série mérite amplement sa place sur nos écrans. 

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