Au cœur de la discrimination

Le Canada est l’un des pays où la discrimination touche énormément d’individus. Selon une statistique de l’Institut de recherche en santé du Canada, 38 % des hommes et 30 % des femmes déclarent avoir vécu de la discrimination. Belyandre Adams, une jeune femme passionnée de photographie, est sujette à ce problème depuis sa jeunesse.

Par Audrey Garneau

Discrimination-Audrey
Belyandre Adams, une jeune femme passionnée de photographie, qui a surmonté les épreuves de la discrimination. Photo: Michel Boilard.

Comment les individus vous discriminent-ils?

À l’école primaire, les enfants riaient de mon épilepsie en m’appelant «épileppepsi». On riait de mon vrai prénom, Tasha, en jouant avec les mots. Ils riaient aussi de mes piercings en disant que je recherchais l’attention en mutilant mon corps. Ces gens qui discriminent veulent simplement se remonter. Dès que tu es différent, les gens vont vouloir te cibler. Les gens sont probablement jaloux, car je m’exprime comme je le souhaite.

Dans quels secteurs avez-vous vécu de l’intimidation?

Dans les instituts scolaires, dans les rues on m’a lancé des œufs, car j’étais vêtue d’un style alternatif. Sur les réseaux sociaux, mais surtout sur les groupes Facebook, on m’a aussi intimidée.

Pourquoi votre milieu de vie n’est pas ouvert d’esprit?

Les gens m’observent sans m’approcher et ils ne veulent pas m’adresser la parole. Certaines personnes vont jusqu’à m’éviter. J’ai déjà vu des personnes changer de trottoir, car mon meilleur ami, Adam Caron, possédait un style gothique. De plus, il a même déjà été arrêté par la police de Trois-Rivières, car il portait un manteau de type gothique avec des studs. La police m’a aussi arrêtée, car je chantais dans la rue.

Quels moyens avez-vous utilisés pour vous en sortir?

Ne pas répondre aux commentaires désagréables, surtout sur les réseaux sociaux. Ne pas utiliser la violence. Le suicide n’est pas non plus une solution, et ce, même si moi-même j’ai été suicidaire. Il faut se concentrer sur soi-même et forger son esprit. La simple petite phrase «J’ai espoir qu’un jour que…» m’a énormément aidée dans n’importe quelle situation. L’espoir, c’est tout ce que l’on a.

Comment pourrions-nous améliorer l’ouverture d’esprit chez les gens?

Par leur volonté propre. Tu ne peux pas changer quelqu’un. Ça entre d’une oreille et ça sort de l’autre. Les gens doivent changer par eux-mêmes. La solution miracle n’existe pas.

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