Vidéo au cerveau

Plusieurs jeunes entre deux ans à douze ans s’identifient aux contenus audiovisuels aujourd’hui. Le cerveau des enfants de 0 à 12 ans est particulièrement malléable à l’apprentissage et aux effets de l’environnement. L’enseignante en psychologie Valérie Noël du Cégep régional de Lanaudière à Terrebonne explique l’évolution psychologique des enfants surexposés aux contenus audiovisuels.

Par Laurie Fournier | Arts, lettres et communication

Vers quel âge les contenus audiovisuels ont un immense impact sur l’apprentissage et développement des enfants?
«Quand l’enfant est concentré sur le contenu, c’est là que ça commence à être principalement un enjeux. J’irais plus loin en disant que plus l’enfant s’identifie au contenu, peu importe l’âge, plus il y a un influence qui grandit par rapport à ce qu’il voit. C’est à ce moment là automatiquement où ça commence à s’imprégner dans son champs de la conscience. J’irais plus loin en disant que plus l’enfant s’identifie au contenu, peu importe l’âge, plus il y a un influence qui grandit par rapport à ce qu’il voit. Je n’ai pas d’âge concret.»

Est-ce que l’influence de la technologie est plus tôt qu’auparavant chez les enfants?
«Absolument, parce que maintenant on développe plus les technologies comme les tablettes électroniques et les téléphones. Avant, on avait des ordinateurs que pour certaines familles et les télévisions. Maintenant, l’accès à la technologie est tellement grand que même, inversement, on doit les mettre, dans un espace retiré pour ne pas qu’ils y aient accès.»

Est-ce positif que les enfants apprennent de plus en plus jeunes à regarder des contenus audiovisuels sur n’importe quel outil technologique?
«Je pense que oui. Juste regarder, par exemple si on veut apprendre à un enfant à écouter une langue secondaire. C’est un outil qui peut être bénéfique, parce que si je lui fait écouter ses films ou ses dessins animées en anglais, si sa langue maternelle est le français, j’active son art du langage au moment où il traite l’information. C’est sur que c’est une question d’excès. Tout est dans le dosage des choses.»

Quels sont les conséquences de la surexposition des contenus audiovisuels à un jeune âge avec cette prédominance?
«Pour les côtés négatifs, cela est dans l’excès et dans les parents qui ne surveillent pas. Par exemple, si je ne regarde pas ce que mon enfant regarde comme contenu et si je ne mets pas de paramètre de contrôle parental. On bascule alors vers le côté moins agréable de la technologie. Aussi la dépendance qu’il peut y avoir avec les outils technologiques.»

Les enfants peuvent-ils faire la différence entre la réalité et la fiction?
«Je pense qu’ils ne peuvent pas faire cette distinction là petit soit avant quatre ans. Ils ont de la difficulté à faire la distinction entre la réalité et fiction, notamment, parce que les personnages sont des entités. Il est aussi plus conscient de son environnement et de certaines choses. Plus l’intelligence se développe, plus il est capable de comprendre qu’il y a une différence entre la réalité et la fiction.»

 

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