Des voyages rendus possibles par des applications

Les applications mobiles telles que AirBnB, Amigo Express et Waze facilitent grandement les voyages depuis une dizaine d’années partout dans le monde.

Par Jackob Savard | Arts, lettres et communication

Ces applications permettent de réduire les coûts, éviter les bouchons, augmenter le confort et favoriser l’entraide. L’ascension de ces applications facilitant les voyages n’est pas terminée. Un peu plus de 5% des Québécois ont utilisé AirBnB en 2017 et près de 6% des Montréalais ont utilisé Waze en 2016 alors que ces explications n’existaient même pas il y a quelques années.

VOYAGER À FAIBLE COÛT

Amigo Express fait partie des applications qui facilitent les voyages. La compagnie a pour but principal de permettre aux voyageurs de réduire les coûts reliés aux déplacements. «Ça me permet de rentabiliser mon voyage et ça contribue à réduire mes frais de déplacement reliés aux compétitions.», explique l’athlète de haut niveau en patinage de vitesse Catherine Mailloux. Le fonctionnement de cette application va comme suit: un voyageur se connecte sur l’application, annonce son heure de départ et le nombre de place libre dans sa voiture et d’autres utilisateurs réservent leurs places dans le véhicule.

AirBnB, qui est disponible dans 19 700 villes et 192 pays, est l’application de voyage la plus connue et la plus utilisée. Selon une étude de AirDNA, l’application permet de sauver jusqu’à 38% du prix par nuit par rapport à une chambre d’hôtel dans les grandes villes. «Les gens sont de plus en plus dans des conditions précaires par rapport à l’argent et ils font tout ce qu’ils peuvent pour avoir des revenus supplémentaires», explique Rym Lamrani, chargée de projet au Centre d’accompagnement et d’expertise en innovation sociale (CERESO) du Cégep de l’Assomption. Selon la spécialiste en économie sociale, l’aspect monétaire est sans contredit ce qui pousse les gens à utiliser les services d’applications d’économie de partage.

VOYAGER EN ÉCONOMISANT DU TEMPS
D’autres applications permettent de sauver du temps en évitant les bouchons de circulation qui peuvent nuire à l’expérience des voyageurs. Waze fait partie de ces options avantageuses pour les déplacements. «Dès que je sors de chez moi en voiture, j’utilise Waze parce que ça m’aide à sauver du temps.», nous a confié l’utilisateur aguerri de Waze Samuel Moreau.

Cette application s’appuie sur les données des autres utilisateurs pour dresser un portrait en direct de la circulation et présenter des options plus avantageuses. L’application est devenue indispensable pour Samuel Moreau et il affirme ne plus pouvoir s’en passer.

Une telle technologie provoque des impacts sociaux et culturels comme chacune des inventions du monde des communications. Waze révolutionne les déplacements en permettant de prévoir les accidents, les ralentissements, les bouchons et même le positionnement des voitures de police.

VOYAGER DANS LE CONFORT
De nouveaux standards de conforts sont nés grâce aux applications d’hébergement. «Les gens préfèrent amplement le cachet privé d’un chalet ou d’une maison avec AirBnB qu’une chambre d’hôtel où l’on doit côtoyer d’autres voyageurs dans les couloirs» affirme le créateur d’application et de site web Thierry Ouellet, rencontré dans les bureaux de sa compagnie Dixfractions. Les logements loués avec des applications offrent le sentiment d’être à la maison à ses utilisateurs et les propriétaires tentent toujours de donner la meilleure expérience possible aux locataires puisqu’ils reçoivent des commentaires lors de chaque visite.

L’application AirBnB fournit gratuitement aux utilisateurs un photographe professionnel pour prendre les photos qui se retrouveront sur le site. Le photographe utilise les principes clés pour faire une bonne photographie telle que prendre la photo à l’horizontale respecter la ligne d’horizon, avoir une bonne luminosité et un bon contraste. AirBnB s’assure alors que les clients voient la meilleure photo possible et qu’il soit plus facile pour les propriétaires d’avoir des locataires.

Les conducteurs d’Amigo express font l’objet d’une enquête rigoureuse et d’une série de vérifications avant de pouvoir transporter des voyageurs. Ce processus confirme la fiabilité de chacun des utilisateurs et assure un voyage agréable et dans le confort pour tous. Cette garantie rassure les participants et permet de faire un voyage en toute confiance.

LES FORCES
La communication et la convivialité entre les participants sont de mise et le côté humain contribue à la popularité de ces applications. «La communauté fait affaire entre elle et cet aspect de contrôle intéresse beaucoup les utilisateurs d’applications», affirme Thierry Ouellet. Le créateur d’applications affirme que ceux qui utilisent des applications de ce genre sont satisfaits qu’il n’y ait pas d’intermédiaire et qu’ils font directement affaire avec l’offrant du service.

Autre aspect intéressant: la simplicité. «Nous sommes habitués à ce que tout soit simple dans nos vies et pour qu’une application réussisse à percer elle doit être très simple.», explique Ouellet. Ces applications sont intuitives et permettent à n’importe qui de les utiliser. Selon le créateur d’applications, une application trop compliquée ne de démarquera pas.

DE FUTURS ALLIÉS AUX AGENCES DE VOYAGE?
Ce type d’applications entre en concurrence directe avec les agences de voyages qui font affaire avec les hôtels et les compagnies aériennes. La conseillère voyage du Club voyages mille et une nuits, Anaïs Badeau, confie qu’elle voit du bon à une application comme AirBnB mais que son travail en connaît les répercussions. «J’ai des clients qui arrivent et disent qu’ils veulent un appartement pour leur voyage et que les prix sur AirBnB sont beaucoup mieux que ce qu’on leur offre.», explique-t-elle.

Questionnée sur la situation actuelle de ces applications, Mme. Badeau affirme que ce serait génial pour les agences de faire affaire avec AirBnB dans le futur pour proposer une option supplémentaire aux clients moyennant une petite commission. Cette association ne se fera par contre pas tant qu’AirBnB ne paiera pas de taxes. «On ne peut pas travailler avec une corporation qui est illégale», ajoute-t-elle.

L’avenir de ces applications est inconnue puisqu’il dépend d’un grand débat par rapport aux taxes payées ou non par les compagnies. Certains ne vivent que pour les AirBnB de ce monde alors que d’autres souhaitent leur démantèlement ou de grands changements dans leurs façons de fonctionner.


Le revers de la médaille de l’économie de partage

L’économie de partage vit une montée en popularité au Québec alors que près de 10% des habitants de Montréal en on fait l’utilisation en 2016.
Le nouveau mode de consommation consistant à partager des services qu’est l’économie de partage est au coeur d’organismes très connus internationalement comme AirBnB et Uber. Bien que les avantages permettant d’économiser de l’argent lors de voyages sont à considérer, ce principe à un côté plus négatif et moins connu de la population.

«L’économie de partage, n’a pas de définition à proprement dit, c’est seulement un mot marketing utilisé par les entrepreneurs pour désigner une économie qui fait du bien», explique la chargée de projet Rym Lamrani que nous avons rencontré dans les bureaux du Centre d’accompagnement et d’expertise en innovation sociale (CERESO) du Cégep de l’Assomption. Selon la spécialiste en économie sociale, l’économie de partage n’est pas un mode de consommation bénéfique pour la société contrairement à ce que les grandes entreprises tente de laisser paraître.

«Tous les bénéfices qui sont générés par l’économie de partage par des plateformes comme AirBnB et Uber vont dans la poche d’actionnaires qui possèdent la plateforme» explique Lamrani. L’aspect si attrayant du partage devient alors moins vrai puisque, même si une partie des revenus vont à celui qui loue sa maison, les dirigeants de l’entreprise empochent également de l’argent.

La principale dérive connue de l’économie de partage se produit avec AirBnB. Puisque des gens achètent plusieurs maisons pour les louer à l’aide de cette application, certains quartiers deviennent exclusifs à des utilisateurs de cette plateforme et il devient donc plus difficile pour les habitants permanents de la ville de se loger.

Selon l’économie sociale, une véritable économie de partage serait basée sur le principe d’une coopérative. «Si les utilisateurs de ces plateformes se mettaient tous ensemble, ils pourraient définir ensemble les règlements, comment ils sont payés et fixer des limites.» propose Lamrani. «Dans ce cas-là, ce serait vraiment de l’économie de partage», ajoute-t-elle. Ce principe est appelé le coopérativisme de plateforme. Le même modèle utilisé par les géants tels que AirBnB et Uber serait conservé, mais amené sous forme de coopérative.

Consciente des deux côtés de la médaille, Rym Lamrani affirme utiliser le moins possible de tels services lors de ces déplacements et n’utiliser de telles plateformes que pour se dépanner.

À lire aussi: Les applications de voyage au service de l’excellence sportive

Aime Arts, lettres et communication sur Facebook !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.