Laval surchargée par les cas de TDAH

Presque quatre fois plus de Lavallois âgés de moins de 25 ans étaient diagnostiqués comme ayant un trouble de déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) en 2014-2015 par rapport à 2000-2001, selon un bulletin sur le TDAH du CISSS de Laval publié en septembre. Laval est submergée par la prévention de ce trouble chez les jeunes.

Par François Taillon | Arts, lettres et communication

Le Centre local de services communautaires de Sainte-Rose (CLSC) reçoit la visite de nombreux parents en difficulté qui ne savent pas comment aider leur enfant dans la gestion du TDAH dans plusieurs dimensions de vie de l’enfant.

«Les parents ont de la difficulté avec l’organisation de l’enfant TDAH dans la gestion des devoirs, dit l’intervenante pour adolescents en situation de crise au CLSC, Caterine Bastien. Sinon, ils viennent me consulter surtout pour la discipline et l’encadrement scolaire.»

Sa clientèle est composée majoritairement de personnes qui ont un TDAH. «Cela est très fréquent, dit-elle. Avec les parents que je suis et en dépit du temps et du moment dans l’année, c’est la moitié jusqu’au trois quarts qui ont un TDAH.»

UN TROUBLE COMPLEXE

Le TDAH est un thème de plus en plus abordé dans l’actualité et plusieurs indices permettent aujourd’hui de démystifier ses symptômes. Sa compréhension n’est cependant pas complète, car il est différent pour chaque cas.

Nicolas Ronchon, diagnostiqué d’un TDAH sévère, explique, à cœur ouvert, le vrai du faux du TDAH. «Cela reste un sujet très flou, dit-il. Beaucoup de monde pense que c’est une déficience mentale, elle peut en être considérée une, mais ce n’est pas au niveau de nos capacités ni de notre intelligence, c’est vraiment sur comment on est capable de gérer nos émotions, nos angoisses, etc.»

La prévention du TDAH à Laval se fait généralement avec un ou plusieurs médicaments comme l’atomoxétine (stratera) et la lisdexamfétamine (vyvanse) pour gérer l’impulsivité et l’inattention, deux symptômes influents du TDAH.

Le trouble de déficit de l’attention avec hyperactivité est un trouble neurologique qui touche non seulement les jeunes enfants, mais aussi les adultes. Le nombre de diagnostics ne cesse d’augmenter chaque année, mais les différentes interventions et les spécialistes qui contribuent à aider ceux qui en sont atteints réussissent malgré tout à prendre le dessus.

PRÉVALENCES MINORITAIRE DANS LA RÉGION

La bonne nouvelle, selon le bulletin sur le TDAH du Centre intégré de santé et de services sociaux de Laval (CISSS) est que le taux de prévalence du TDAH est moins élevé chez les Lavallois que dans l’ensemble des régions du Québec: 3,9% par rapport à  5,2% chez les garçons et de 2,1% par rapport à 2,6% chez les filles.

Les ressources se font rares dans la région. «Il n’y en a pas tant d’autres que la nôtre, dit Julie Emond, infirmière, clinicienne et psychothérapeute du programme Santé Jeunesse sur le mandat du TDAH au CISSS de Laval. La raison est que c’est beaucoup vers nous que les patients sont dirigés à Laval.»

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