Des stars prônent la beauté sans artifices

Valérie Carpentier, Safia Nolin, Mariana Mazza. Des vedettes voient leur beauté critiquée au détriment de leur talent. Les médias exercent-ils une trop grande pression sur les personnalités publiques?   

Par Diana Giasson-Plourde (texte) et Karine Bissonnette (vidéo) | Arts, lettres et communication

Les jeunes filles d’aujourd’hui s’identifient aux belles femmes qu’elles voient dans les médias.

Les troubles alimentaires sont souvent causés par l’image de la femme montrée dans les médias. Il serait possible, selon Radio-Canada, de prévenir les troubles en faisant la promotion d’une image corporelle positive.

Les modèles de femmes plus réalistes sont de plus en plus montrés pour que les jeunes filles s’identifient davantage à de vraies femmes.

L’IMPACT DES STARS

Certaines personnalités publiques ont conscience des impacts de leurs apparitions et de leurs publications dans les médias. Elles essaient de faire changer la perception de l’image de la femme qu’ont les jeunes filles en regardant leurs photos.

La chanteuse et participante à La Voix, Éléonore Lagacé, avait une opinion très ferme quant à l’image qu’elle renvoie dans les médias.

«Je fais relativement attention aux photos que je mets sur mon Instagram, confie-t-elle. Je les choisis. Par contre, je sais qu’il y a des photos qui atteindront moins de likes et d’autres photos qui en atteindront plus. Je m’en fous et je les mets quand même, parce que celles qui sont moins populaires sont les photos les plus vraies, celles qui me rappellent de bons souvenirs.»

Éléonore Lagacé est déterminée à défendre les femmes et trouve plus qu’injuste la façon dont elles sont traitées dans les médias. En 2016, 2.8 millions de femmes utilisent les réseaux sociaux pour 21 millions d’utilisateurs.

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«Tout être humain qui a peur de quelque chose veut essayer de le contrôler, déclare la chanteuse, irritée. Je pense que la raison pour laquelle on a toujours voulu faire taire la femme c’est parce que l’homme a toujours eu peur d’elle.»

Il est temps, selon la participante de La Voix, de voir les femmes se défaire de cette case dans laquelle elles ont été mises. Elle affirme fermement que les femmes devraient avoir le droit de ne pas être parfaites en tout temps.

La chanteuse et participante à Star Académie, Sarah-May Vézeau, s’impose une pression de performer et de bien paraître. Elle souligne qu’elle essaie de faire abstraction des médias et que sa plus grande critique est elle-même.

LA PRESSION DES FEMMES

La maquilleuse et coiffeuse professionnelle pour RDS, Sophie Bastien, a le coeur gros lorsqu’elle mentionne les conséquences dévastatrices de l’image de perfection représentée dans les médias.

«On sent la pression qu’elles [les femmes] supportent. Elles se font beaucoup plus parler de leur image qu’auparavant.»

Les femmes sont soumises à des pressions sociales pour correspondre en tous points aux standards établis par la société et, selon Sophie Bastien, l’âge n’arrange rien.

«C’est certain qu’avoir une image publique c’est beaucoup de pression et malheureusement, on la sent davantage au fur et à mesure que le temps file.»

Les femmes se comparent aux mannequins. Elles deviennent insatisfaites avec leurs corps et sont prêtes à tout sacrifier et à endurer des souffrances pour convenir aux standards imposés par les médias.

Bien qu’il est difficile pour une femme d’être parfaite en toutes circonstances, plusieurs femmes prennent des mesures extrêmes pour changer physiquement. En raison de l’omniprésence de la femme parfaite dans les médias, les chirurgies esthétiques sont devenues la solution de plusieurs jeunes femmes.

LE MAQUILLAGE, LA SOLUTION?

La youtubeuse beauté pour la chaîne Girly Addict, Catherine Francoeur, voit le maquillage comme une sorte de jeu. Elle insiste en déclarant que le maquillage ne sert qu’à rehausser la beauté naturelle et qu’elle ne tente pas de propager l’idée que le maquillage est la solution aux imperfections.

«Personne n’est obligé de se maquiller, avoue-t-elle. Chaque personne est unique et le maquillage ne devrait pas servir à en mettre plein la vue. Sa seule fonction est mettre en valeurs les atouts que les femmes possèdent.»

Beaucoup de jeunes filles commencent à se maquiller à un très jeune âge puisqu’elles s’identifient aux magazines et pensent attirer la sympathie des autres en étant parfaites.

La finaliste à Miss Teen Québec et Miss Teen Canada, Mathilde Pineault, a vécu ce phénomène durant ces concours. Elle en a retiré une leçon importante.

«Je trouve que la personnalité, c’est tellement plus beau qu’une beauté extérieure parce que la personnalité, ça fait ressortir toutes les facettes de la personne alors que la beauté ça ne fait juste refléter ce que le monde voit de toi.»

La finaliste a vite remarqué que ces types de concours censés évaluer la personnalité, mettent beaucoup l’accent sur la beauté physique. Cependant elle est convaincue qu’en étant soi-même, il est possible de démontrer qu’il n’est pas nécessaire d’être comme les autres pour se faire apprécier.


LE POIDS N’IMPORTE PLUS

Michael Kors fait un premier pas en montrant que les courbes des femmes sont ravissantes. Il engage une première femme taille plus pour parader lors de son défilé le 15 février dernier.

La mannequin Ashley Graham a eu l’occasion de démontrer que les femmes plus rondes sont tout aussi magnifiques que les femmes minces.

Les troubles alimentaires touchent plus de 300 000 Québécois. Parmi les femmes, 80% se disent insatisfaites de leur corps.. Graham tente de réduire ce pourcentage en exhibant fièrement ses courbes.  

Les troubles alimentaires sont souvent causés par l’image de la femme qui est montrée dans les médias, mais il est possible de prévenir les troubles en faisant la promotion d’une image corporelle positive.

La mannequin a réussi un coup de maître en posant pour le Sport Illustrated en maillot de bain et sans aucune retouche. Elle est la première mannequin taille plus à réaliser cet exploit. Elle prouve aux jeunes femmes que le poids importe peu du moment qu’on est bien dans sa peau.

«Je m’entraîne, je fais mon possible pour bien manger. Je suis bien dans ma peau. Je n’ai pas honte de quelques bosses ou de ma cellulite et vous ne devriez pas avoir honte vous non plus», écrit-elle sur son compte instagram.

Ashley Graham se bat contre la discrimination corporelle. « Rien ne me surprend en fait. J’ai vécu exactement ce que ces filles vivent. J’ai vécu les insultes. J’ai vécu le fait d’être larguée par mes copains parce qu’ils avaient peur que je devienne un jour trop grosse».

À lire aussi : Les femmes plus jugées que jamais

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