Brûle-moi avec ta passion

Parfois on se dit que notre monde nous mène vers des avenues indécentes, vers la décadence: parfois on se dit qu’on n’a pas le choix de suivre un monde inévitablement ouvert, disparate. Un glaçage involontaire (ou volontaire?) d’une société en quête de jouissance, d’hédonisme et de passion.

Par Olivier Benoit

Je n’ai jamais compris l’amour et c’est fort probablement parce qu’on ne m’a jamais appris ce qu’était l’amour, comment le vivre, comment le déceler ou encore comment simplement reconnaître ce sentiment, semblerait-il, intense. Marginal, me direz-vous? Hypocrite je vous rétorquerai.

L’amour est une notion qui semble être en constante distorsion au fil des âges. Comme s’il n’y avait pas réellement un point central et c’est là tout le problème : il n’y a pas de repère à la passion ni à l’amour. On doit nous-même apprendre, dans une société individualiste et qui compétitionne contre nous, à aimer nos prochains.

Je vais être honnête : il est parfois trop facile d’être séduit et trop difficile d’être en amour platonique, l’amour semblerait-il, le plus pur qu’il soit. Un amour qui transcende les barrières physiques!

Vous vous demandez fort probablement pourquoi je parle d’amour dans cet opus et très peu de mon récit, Soultaker, écrit pour le numéro de février dans Ô Courant. Et bien tout est lié : Arion est lui-même victime de cette société qui est fidèlement représentée dans son épopée. Je crois surtout qu’on pourrait facilement dire qu’Arion est une partie de moi… si ce n’est pas mon alter-égo en entier.

Ce déchirement perpétuel sera au cœur de l’aventure et décrira autant la passion qu’un personnage peut vivre que son désarroi en apprenant l’hypocrisie d’un ensemble homogène aux allures hétérogènes. Certes, il est un personnage à base dramatique voire tragique: il n’est pas le héros de base qui inspire, mais bien celui qui vous fait réaliser à quel point la vie est triste, mais parfois belle en ses journées de pluie. Une autofiction, c’est un peu ce qu’est Soultaker à mes yeux. Bien que je ne vive pas tout ce qu’il y a à l’intérieur de ce récit, je crois que ça décrit d’une façon plutôt authentique ce que je pense. Sa passion est une flamme ardente et il se brûle avec celle-ci plus qu’à une occasion: c’est aussi sa passion qui lui permet de vaincre ses démons. Un flambeau parmi les abysses.

Je n’ai pas écris d’opus cette semaine parce que je prépare un gros numéro plutôt qu’un léger 500 mots. Je crois que le contexte et les thématiques sont difficilement palpables en seulement 500 mots. Or, je tiens à lui donner une essence grâce à cette production inhabituelle. Je crois qu’il est vrai de dire que la société est une tragédie, mais que survivre à cette tragédie relève d’un courage colossal: du moins pour les éveillés (ce qu’est Arion).

Photo: Flickr.

Abonne-toi à Ô Courant !

Aime Ô Courant sur Facebook !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s