L’intimidateur peut être l’enseignant

Les élèves des écoles secondaires ne se sentent pas entièrement en sécurité à Lanaudière.

Par Rosemary Taillon | Arts, lettres et communication

Alors qu’il y a de plus en plus de prévention au sujet de l’intimidation, le nombre de cas où l’intimidateur est un enseignant a augmenté depuis les dernières années. Selon une étude réalisée par l’Université de Laval à Québec, 4,7% des élèves au secondaire ont dit avoir été humiliés à répétition par un membre du personnel de leur école.

L’intimidation de la part d’un membre du personnel d’une école est problématique chez les jeunes, elle les empêche d’avoir envie d’aller à l’école. Photo: Rosemary Taillon.
L’intimidation de la part d’un membre du personnel d’une école est problématique chez les jeunes, elle les empêche d’avoir envie d’aller à l’école. Photo: Rosemary Taillon.

D’IMPORTANTS IMPACTS CHEZ LES ÉTUDIANTS

Les abus peuvent avoir un impact négatif sur cheminement scolaire des élèves. «Cela nuisait aux résultats scolaires de mon enfant», soutient Isabelle, mère d’un élève ayant déjà été intimidé par son enseignant.

Un enfant va à l’école pour apprendre, pour être préparé à ce qui l’attend plus tard. Chaque année est une étape de plus vers la vie adulte. «C’est surprenant qu’un adulte puisse se permettre de rabaisser un enfant alors qu’il est supposé l’aider à apprendre et à performer», affirme-t-elle.

Selon la Commission scolaire de Montréal, il est du devoir de l’enseignant de collaborer à développer le goût d’apprendre chez chaque élève qui lui est confié, de prendre les moyens appropriés pour les aider à se développer et à respecter les droits de la personne et d’agir d’une manière juste et impartiale.

SUPPORT INSUFFISANT, DE LA PART DE L’ÉCOLE

Plusieurs mesures de préventions existent pour prévenir l’intimidation, elles ne sont toutefois pas suffisantes. Selon une étude réalisée par Santé Lanaudière Québec, seulement 37% des écoles secondaires, à Lanaudière, disposent d’un niveau élevé de soutien social dans leur environnement scolaire.

«J’en ai parlé à mes parents et j’ai rencontré la direction, contrairement à d’autres, j’ai donc été chanceux», témoigne Gabriel, ancien élève du Collège L’Assomption. En général, les élèves sont moins portés à dénoncer leur enseignant puisqu’ils croient que ceux-ci ont plus de pouvoirs qu’eux.

«Premièrement, le parent fait une plainte à la direction de l’école, s’il n’y a aucun résultat, il appelle à la CSA, si ça fonctionne pas plus, le parent se rend au comité d’appel, un genre de petit tribunal et, si encore une fois le parent n’est pas satisfait, alors là seulement, il rencontre le protecteur de l’élève», explique le protecteur de l’élève de la Commission scolaire des Affluents,  Pierre Dagenais. Malgré tous les moyens que l’élève et ses parents entreprennent pour faire une plainte, rien ne garantit qu’on les croira.

 

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