La croissance des livres numériques aux dépens du livre papier

Le nombre de ventes de livres papier a diminué considérablement dans Lanaudière dans les dernières années. Selon l’Observatoire de la culture et des communications du Québec, elle a chuté de 14,5% de 2011 à 2012 dans la région et ce nombre continue d’augmenter.

Par Marie-Hélène Ross | Arts, lettres et communication

La lecture est l’un des passe-temps les plus répandus au monde. Pourtant, le nombre de ventes de livres dans les librairies descend de plus en plus.

Chaque année, on peut observer des sommets dans la vente des livres en librairie: au moment de la rentrée des classes en septembre et dans les environs du temps des fêtes, juste à temps pour la rentrée universitaire et collégiale de la session d’hiver. En effet, il y a une augmentation moyenne de 60% des ventes en comparant les ventes de livres de juillet et août. Aucune surprise ici, car les livres sont encore et toujours des outils de travail utilisés même si la technologie moderne a tendance à prendre de plus en plus de place dans nos vies.

Certaines personnes sont même prêtes à se battre contre tous ceux qui croient que les livres numériques sont mieux que les livres en papier. L’étudiante au Cégep régionale de Lanaudière à Terrebonne, Camille Brossard, est de cet avis. «De toute façon, tout ce qu’on fait dans notre vie, c’est sur des tablettes, dit-elle. Prendre une pause de tablette pour lire un livre physique et s’éloigner de la technologie, c’est bien.»

LES AMOUREUX DU PAPIER

Lors d’une discussion avec un groupe composé de personnes aimant les livres physiques, le point de vue sur le sujet est clair: ces lectrices préfèrent le côté tangible que les livres numériques ont peine à offrir.

Dans ce groupe, certaines adorent le côté rassembleur de la chose. «Par exemple, quand un livre se passe de génération en génération, il peut être abîmé, mais c’est ça qui fait l’histoire», confie Florence Belhumeur Tremblay, une autre amoureuse de livres. Pour Sandrine Ouellet, «le fait que tu vois la progression de ta lecture» augmente ce bien-être d’accomplissement.

Faire le saut vers le numérique est difficile pour certains, mais souvent nécessaire. «Ma grand-mère est comme moi, raconte Camille. Elle a toujours adoré lire des livres papier, mais là, sa vision l’empêche de lire des livres papier parce que c’est dur de zoomer.» Elle explique que «la seule raison pour laquelle [elle va] arrêter de lire des livres papiers, ça sera lorsqu’[elle aura] 98 ans» et qu’elle n’aura plus le choix.

L’INVASION ÉLECTRONIQUE PROGRESSIVE

Depuis le début de la lecture électronique sur des liseuses comme les tablettes Kobo, une partie du public semble apprécier cette nouvelle façon de consommer les livres. Seulement au Québec, le pourcentage de ventes pour des livres électroniques a augmenté dans les deux dernières années de 3,7%. Cela démontre tout l’intérêt que le public a pour cette innovation.

Souvent plus pratique que les livres format papier, le livre électronique est l’alternative favorite des lecteurs qui désirent faire le saut vers le numérique. «Avec un livre électronique, tu peux pas mal l’avoir n’importe où, n’importe quand, exprime l’adepte de livre électronique Laurence Roberge. [Avoir] un livre physique [en tout temps], c’est un peu plus compliqué.»

Les livres électroniques peuvent autant se vendre en ligne que se louer directement à la bibliothèque, où le nombre de livres numériques augmente, ce qui est pratique pour le lectorat qui ne cesse lui aussi d’augmenter. «Les livres physiques ont beaucoup plus de valeur sentimentale, confie-t-elle. Les livres que j’ai vraiment aimés sur mon cellulaire, je vais les acheter en vrai par la suite.»

Nombre de livres numériques disponibles dans les bibliothèque au Québec

LA TECHNOLOGIE EN CLASSE

L’enseignante de français au Cégep à Terrebonne, Mireille Francesconi, est en faveur de l’intégration de la technologie dans les classes. «Il y a quelques sessions, j’avais même aboli complètement les livres papier et je disais aux étudiants de seulement consulter les livres numériques, mais, en français, il faut faire des dissertations en classe et l’ordinateur n’est pas permis.»

Les règles du ministère de l’Éducation et des Études supérieures du Québec interdisent «l’usage d’un téléphone cellulaire, d’un baladeur, d’un lecteur MP3 ou de tout appareil électronique» au cours de toutes les épreuves d’écriture, peu importe la matière.

Pourtant, l’enseignante soutient que les livres électroniques et l’utilisation des technologies «rendent l’éducation plus accessible, ce qui est une bonne chose». Elle ajoute aussi que «la technologie fait partie de nos vies [et qu’il] faut apprendre à bien l’intégrer, mais pas au point de renoncer […] aux livres papier.»

3 réflexions sur “La croissance des livres numériques aux dépens du livre papier

  1. aF élicitations très beau texte .Moi aussi j’aime bien les livres papier ,leur odeur ,leur vécu et la facilité de les avoir à portée de la main en tout temps.Continues ,je crois que tu as la plume facile,encore une fois Félicitations et vive les livres papier

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  2. Félicitation Marie Hélène
    Je préfère de loin le livre papier, je trouve bpc plus personnel le livre papier, j’ai fait l’expérience avec un livre électronique qu’ une amie m’avait passé et je n’ ai pas aimer.

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