Arrêtés pour texter

Lanaudière est la quatrième région du Québec où le nombre d’infractions liées au cellulaire au volant est le plus élevé, selon une étude effectuée par la Société de l’assurance automobile du Québec en 2014.

Par Laurie Dugas | Arts, lettres et communication

De 1694 en 2008, le nombre d’infraction est passé à 5360 en 2014, affirme cette même étude. La rédaction d’un texto augmente jusqu’à 23 fois le risque de provoquer une collision, explique le rapport de la SAAQ.

«De plus en plus, les accidents sont causés par la distraction», affirme le commandant du service de police de L’Assomption, Stéphane Gianetto. Le cellulaire, surtout le texto, entraîne une distraction énorme au volant.

IMPORTANCE DE L’UTILISATION

L’utilisation du cellulaire au volant est interdite au Québec depuis 2008. «Beaucoup ne prennent pas conscience du danger», explique Stéphane Gianetto.

Une conductrice, Samuelle Bergeron-Racine, a obtenu deux contraventions dans Lanaudière pour ce type de délits. Elle n’utilise plus son cellulaire en conduisant.

Elle a appris de ses erreurs. «Avant, si j’avais le temps et que c’était “sécuritaire”, je le prenais, explique la jeune automobiliste en insistant sur ce mot. Je le laisse maintenant de côté, j’enlève le son quand j’embarque dans mon auto ou je le donne à quelqu’un qui est avec moi pour lui dire de répondre», explique-t-elle.

SENSIBILISATION

La SAAQ fait des publicités afin de sensibiliser les automobilistes chaque année. Le sujet des cellulaires au volant et surtout des textos est un thème récurrent.

«Il faut mettre beaucoup l’accent sur la sensibilisation pour changer les comportements», dit le porte-parole des médias de la SAAQ, Mario Vaillancourt. La société «intervient aussi beaucoup sur les médias sociaux», affirme-t-il. Cette technique atteint directement les automobilistes, plus spécifiquement les jeunes.

Le danger survenu lorsqu’un individu utilise son téléphone au volant est d’ailleurs abordé dans les cours de conduite. Cela permet d’atteindre immédiatement les nouveaux conducteurs afin de leur enseigner les bonnes techniques durant leur apprentissage.

Des activités dans les écoles secondaires sont mises sur pied afin de prévenir les futurs conducteurs des conséquences reliées au cellulaire au volant.

La population n’est pas assez sensibilisée sur les répercussions du cellulaire au volant, selon Samuelle Bergeron-Racine. Lorsqu’interrogée à ce sujet, elle a répondu «non», sans hésiter. Le commandant Stéphane Gianetto et le sergent Danny Daneault du service de police de L’Assomption partagent son avis.

HABITUDE À VAINCRE

«Les jeunes sont familiarisés avec le cellulaire en bas âge», explique Danny Daneault. Lorsque vient le temps pour eux de conduire, «l’habitude se poursuit», dit-il.

Les policiers de Lanaudière sont «assez agressifs par rapport à la sécurité routière», ajoute le sergent.

La SAAQ va continuer à faire des campagnes de sensibilisation chaque année afin de changer les habitudes des Québécois.

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