Une enfance volée

Le nombre de signalements d’abus physiques et sexuels envers les jeunes de 0 à 17 ans dans la région de Lanaudière ne cesse d’augmenter depuis les deux dernières années.

Par Tommy Bédard | Arts, lettres et communication

Malgré une légère baisse du nombre de signalements reçus par le département de la protection de la jeunesse dans la région de Lanaudière, le nombre de cas d’abus physiques et sexuels envers les mineurs a passablement augmenté. Celui-ci a accru respectivement de 606 à 664 et de 167 à 181 entre les années 2015 et 2016, selon les chiffres de la municipalité régionale de comté du Québec dans la région de Lanaudière (MRC Les Moulins).

Les cas d’abus physiques représentent 22,8% des appels. Ils sont les seconds plus importants dans la région lanaudoise précédant les cas de négligence (25,3%). À l’échelle provinciale, les signalements d’abus physiques et de négligence sont les deux plus importants, représentant chacun 22,6% des cas.

Les victimes sont terriblement affectées par les abus sexuels et physiques. Celles-ci pourraient ne jamais s’en remettre entièrement. (Photo: Tommy Bédard)
Les victimes sont terriblement affectées par les abus sexuels et physiques. Celles-ci pourraient ne jamais s’en remettre entièrement. (Photo: Tommy Bédard)

LES IMPACTS DE DEMAIN

Les abus sexuels ou physiques sont dommageables pour un enfant. Les effets à court terme ne sont cependant pas liés directement à l’enfant, mais plus au fait de dénoncer. «Souvent, ça peut amener une séparation, ça oblige les gens de la famille à prendre position», affirme la travailleuse sociale à Lanaudière, Nancy Laplante.

Les impacts à moyen-long terme sont par contre plus dévastateurs sur l’enfant. «Des cas d’abus intrafamiliaux peuvent créer des impacts au niveau du développement affectif de l’enfant», soutient-elle.

DÉNONCER

Tous les moyens sont bons pour que la population signale davantage les cas d’abus se produisant dans leur entourage. En continuelle augmentation, ces infractions pourraient être prises en charge à temps avec l’aide de chaque individu et les impacts des enfants  reliés à ceux-ci pourraient être minimisés.

Plusieurs mesures mises en place afin de dénoncer les cas d’abus envers les mineurs fonctionnent de plus en plus à travers les années. «On incite les gens à signaler davantage, ce qui se faisait peut-être moins il y a quelques années, explique l’adjointe au PDG du siège social des centres jeunesse à Lanaudière, Pascale Lamy. Tous les gens sont plus à l’affût.»

Des moyens plus directs sont également mis en place afin de sensibiliser les gens aux cas d’abus autour d’eux. «On fait beaucoup de présentations et de sensibilisation pour que nos référents dans les milieux scolaires et les organismes communautaires  nous déclarent ces situations», affirme la chef de la réception et de traitement des signalements de Lanaudière, Marie-Noëlle Granger.

Une trop grande quantité d’enfants souffrent encore dans le silence d’abus de tous genres fait par des individus de leur entourage. Le fait de dénoncer des cas d’abus autour de soi permet aux victimes de découvrir et de bénéficier de ressources qu’ils ne connaissent peut-être pas.

 

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