Les négociations des professionnels persistent

Les employés professionnels du réseau collégial voient leurs négociations du renouvellement de leur convention collective s’éterniser depuis mars 2015. Ce peu de progrès a provoqué des jours de grève et un retard dans la planification des cours dans les nombreux cégeps touchés.

Par Diana Giasson-Plourde | Arts, lettres et communication

Au Cégep régional de Lanaudière à Terrebonne, ces négociations ont suscité l’annulation des cours et des activités devant avoir lieu durant la première journée de classe, le lundi 22 août ainsi que durant l’avant-midi du mardi 20 septembre.

La membre exécutive du syndicat du Cégep régional de Lanaudière à Terrebonne, Marie-Suzanne Boucher, travaillant à son bureau. (Photo: Diana Giasson-Plourde)
La membre exécutive du syndicat du Cégep régional de Lanaudière à Terrebonne, Marie-Suzanne Boucher, travaillant à son bureau. (Photo: Diana Giasson-Plourde)

L’IMPACT DES GRÈVES SUR LES ÉTUDIANTS

Plusieurs étudiants des nombreux cégeps touchés par la grève ont vu leurs cours encore plus chargés et plusieurs examens ont été devancés pour pallier les cours manqués.

«Les cours sont beaucoup plus surchargés et dans certains les examens sont venus plus rapidement», dit l’étudiante en Science de la nature au Cégep régional de Lanaudière à Terrebonne, Megan Chartrand. «À part qu’on va finir plus tard, il y a aussi que certains examens seront plus proches de nos vacances, soutient Mme Chartrand. Donc, c’est sûr que c’est un peu moins motivant puisque certaines personnes vont déjà être en vacances.»

Le gouvernement refuse de reconnaître l’importance des services professionnels dans les cégeps. Plusieurs avantages leur ont été enlevés. Les raisons de ce choix restent encore floues, mais la membre exécutive du syndicat des professionnels du Cégep régional de Lanaudière à Terrebonne, Marie-Suzanne Boucher, a accepté d’éclairer L’informateur à ce sujet. «Avant, notre salaire était plus élevé que celui des enseignants, maintenant ils ont des salaires plus élevés que nous, affirme Mme Boucher. La profession se féminise et donc notre syndicat se demande si c’est pour cela que les salaires sont tombés.»

LA TECHNOLOGIE

Les étudiants trouvent les services professionnels utiles et, même si la technologie évolue, ils persistent à dire que l’utilisation des outils technologiques ne peut pas remplacer les services professionnels offerts aux étudiants.

«Je crois que parler avec le professionnel face à face, ça amène une certaine clarté à tes questions, déclare la collégienne Megan Chartrand. Aussi, sur Internet, n’importe qui peut écrire des affaires et ce n’est pas nécessairement vrai alors qu’avec un professionnel on est sûr de ce qu’ils nous disent.»

 

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