La pression des sportives

Seulement 19,4% des filles pratiquent une activité physique au secondaire, selon l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire en 2010-2011. Ce chiffre grimpe à 33,8% pour les garçons.

Par Laurie Dugas | Arts, lettres et communication

Plus que 40% des filles âgées de 12 à 17 ans sont considérées moins actives, dans Lanaudière, selon une étude effectuée en 2005 par l’Agence de la santé et des services sociaux de la région. Cette catégorie regroupe les filles perçues comme sédentaires, un peu actives et moyennement actives. Ce pourcentage est de 26,4% pour les garçons.

La compagnie américaine Nike a récemment lancé son dernier concept, Unlimited Pursuit. Cette publicité met en scène plusieurs athlètes inspirantes féminines qui montrent jusqu’où elles peuvent aller pour réaliser leurs rêves. (Photo: Laurie Dugas)
La compagnie américaine Nike a récemment lancé son dernier concept, Unlimited Pursuit. Cette publicité met en scène plusieurs athlètes inspirantes féminines qui montrent jusqu’où elles peuvent aller pour réaliser leurs rêves. (Photo: Laurie Dugas)

LE REGARD DES GARÇONS 

Deux étudiantes de troisième secondaire à l’école Jean-Baptiste-Meilleur, Ève-Marie Lavigne et Justine Drouin, croient toutes deux qu’il est plus difficile pour une fille de se faire accepter en tant que sportive.

Les garçons associent encore le sport comme étant une discipline masculine. Selon eux, les filles sont plus faibles. «On n’a pas le même physique qu’eux (les garçons), on n’a pas les mêmes forces», explique Ève-Marie. Justine croit que les filles sont moins sportives que les garçons puisqu’«elles n’ont pas les mêmes intérêts», souligne-t-elle.

Un enseignant de l’école secondaire Jean-Baptiste-Meilleur à Repentigny, Richard Beaulieu, croit qu’il est de moins en moins vrai de dire que les filles ne s’intéressent pas au sport. Il affirme qu’il y a «de plus en plus de filles qui s’impliquent au niveau des sports».

Le côté plus brusque des sports est toujours présent. «La mentalité est plus agressive», ajoute-t-il. Cela peut être l’une des raisons du manque d’intérêt de certaines filles.

LES EFFORTS DE L’ÉCOLE

L’Association nationale du sport étudiant Laurentides-Lanaudière croit que plusieurs écoles veulent augmenter les sports proposés dans leurs établissements. Par contre, plusieurs facteurs les en empêchent tels que le manque de temps, le manque d’entraîneurs, le manque de participants, etc.

Richard Beaulieu croit que les filles ont un plus grand manque d’intérêt à l’égard des sports traditionnels. Toutefois, «on a trouvé le moyen d’ouvrir des sports qui vont correspondre plus», dit-il en nommant le cheerleading et le flag football, beaucoup plus populaires chez les filles que chez les garçons.

Il ajoute aussi que le nombre d’entraîneurs est approprié pour le nombre de participants. L’école fait donc de nombreux efforts pour encourager les adolescentes à bouger plus, c’est maintenant à leur tour de s’investir davantage.

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