L’éducation sans frontières

Directrice d’une école secondaire et passionnée des voyages humanitaires, Christiane Deshaies s’envole à tous les deux ans, accompagnée par une trentaine d’étudiants, vers une nouvelle destination. Cette globetrotteuse, qui a vu le Vietnam, l’Équateur et le Burkina Faso, offre l’ouverture sur le monde à ses élèves du Collège Saint-Sacrement.

Par Amelya Garcia | Arts, lettres et communication

Pourquoi voulez-vous intéresser vos élèves à la coopération internationale?

Je pense que c’est extrêmement important de montrer à nos jeunes, qu’eux, vivent dans un milieu favorisé en voyant ce qui se passe ailleurs. D’être là, sur le terrain, et de pouvoir échanger avec ces gens-là peut changer une vie. Ce ne sont pas juste les élèves qui changent, car nous changeons aussi comme accompagnateur.

Vous avez visité le Vietnam, l’Équateur et le Burkina Faso avec vos groupes. Quelle est la contribution que vos étudiants et vous-même apportez dans les pays que vous avez visités?

Au Burkina Faso, c’était particulier parce qu’on avait bâti une pièce de théâtre sur l’alphabétisation et son importance. On s’est rendu compte qu’on s’était peut-être trompés! C’est important pour eux, mais ils n’ont pas les moyens de pouvoir se rendre à l’école. Par la suite, au Vietnam, on a laissé une trace parce qu’on a construit des latrines. On a relevé nos manches et on a travaillé fort. En Équateur, comme on travaillait sur une ferme écologique, on a beaucoup désherbé, planté, arraché.

Quelle a été l’expérience de voyage qui vous a le plus marquée?

En Équateur, à la fin de chaque journée, les habitants de la ferme nous racontaient une histoire sur la situation dans leur pays. C’était assez extraordinaire! À la fin du voyage, ils en sont venus à nous poser la question suivante : «Qui vit dans un pays en voie de développement? N’est-ce pas plutôt vous que nous? Nous sommes autonomes. Si nous avons faim, nous avons de quoi manger grâce à notre agriculture. Si nous voulons nous construire une maison, nous avons le bois». Ça nous a tous vraiment ébranlés, car nous avons compris que s’il nous arrive une catastrophe, nous nous retrouverions démunis.

Quelles sont les qualités que l’on doit posséder pour partir en voyage humanitaire, selon vous?

Je dirais qu’il n’y en a qu’une seule et c’est l’ouverture. C’est vraiment tout laisser en arrière de nous et nous dire : « J’entre dans un pays, je me laisse aller et j’observe ce qui se passe ».

Pourquoi un voyage humanitaire en milieu scolaire peut s’avérer plus difficile que partir seule?

Je crois que c’est une question d’âge. Au Burkina Faso, nous étions les premiers d’âge scolaire du secondaire à y aller. Quand on sélectionne les jeunes, ils sont en deuxième, troisième et quatrième année du secondaire. On travaille sur un voyage pendant un an et demi. Je pense que quand tu es aussi jeune et que tu peux aller dans un pays comme le Burkina Faso, tu prends de la maturité beaucoup plus rapidement.

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