Geneviève Forget initie les enfants à leurs premiers contacts avec l’école, elle qui est enseignante au préscolaire. Les voyages, le sport et même la nouveauté font partie de sa vie. Montrer son métier à de futures enseignantes est ce qu’elle aimerait faire.
Par Émilie Ranger | Arts, lettres et communication
Une carrière est un élément de la vie qui est présent dès notre enfance. «Depuis la maternelle, j’ai toujours voulu être enseignante», s’exprime-t-elle. Elle est allée à l’école L’Horizon en concentration artistique pour ses deux premières années au secondaire. Le reste de son parcours s’est fait en deux ans et pour cela elle est allée à l’école Jean-Baptiste-Meilleur dans le programme scientifique.
Geneviève s’est ouvert le plus de portes, mais plusieurs métiers lui donnaient envie d’y travailler. «Il y avait toujours l’enseignement qui m’intéressait, dit-elle. Mais qu’il y avait souvent une autre option, soit infirmière, orthophoniste, être sage-femme.»
Elle est allée en science de la santé au Cégep Maisonneuve pour être sûre d’avoir le plus de possibilités de carrière. Elle n’était pas faite pour cela et c’est la raison pour laquelle elle est allée faire son baccalauréat en enseignement primaire et préscolaire à l’UQAM.
Geneviève Forget accueille les élèves de quatre à cinq ans pour leurs premiers contacts dans le milieu scolaire. Apprendre les mathématiques, les sciences et même les habiletés sociales tout en jouant, c’est de cette manière que les élèves développent l’éveil de leur cerveau.
La capacité d’adaptation est l’un des éléments centraux de l’enseignement au préscolaire. Geneviève doit transmettre la même matière aux élèves, peu importe l’année. La façon de l’enseigner diffère chaque année et l’adaptation doit se faire. «Si les enfants sont passés par Pat Patrouille, puis après ça c’est Spiderman, je peux modifier des éléments pour aller chercher l’intérêt des enfants», s’exprime l’enseignante, Geneviève.
UN FUTUR AVEC LES TECHNOLOGIES
Les écrans créent plusieurs problèmes concernant l’apprentissage des enfants et particulièrement pour les plus jeunes. En étant enseignante au préscolaire, Geneviève aperçoit les enjeux que ceux-ci causent à leur développement. «C’est sûr qu’on le voit dans la diminution de leur capacité à dessiner, à utiliser les crayons, à utiliser les ciseaux, exprime Geneviève. Les enfants, tout ce qu’ils apprennent, c’est de glisser leurs doigts sur l’écran.»
Même si cet enjeu se développe de plus en plus, les souhaits pour une solution sont toujours agréables. «C’est sûr que ce serait bon si on pouvait conscientiser les parents pour qu’ils puissent comprendre l’impact que ça a à long terme, dit l’enseignante. Pour eux, c’est une solution rapide.»
UNE VIE DE BONHEUR
Geneviève a rencontré son amoureux en 2002. L’amour était tellement fort entre eux qu’ils ont décidé de se marier. Un seul élément est suffisant pour faire battre le cœur de l’autre. «Ce que j’aime le plus chez Geneviève, c’est qu’elle est emphatique, dit son mari, Pascal Dupré. Elle aime beaucoup aider les gens.»
Apprendre une nouvelle qui fera de toi une mère est un moment heureux dans une vie, mais malheureusement cela peut se transformer en cauchemar. «Il y a les fausses couches que j’ai faites avant d’avoir mes enfants», dit Geneviève. Les voyages qu’elle a faits avec ses deux garçons et son mari lui ont apporté plein de souvenirs, mais cela ne remplacera jamais les enfants qu’elle a perdus.
L’aventure est un élément qui a toujours fait partie de Geneviève. Elle faisait partie des scouts dès son plus jeune âge. La nouveauté, c’est ce qu’il faut pour pouvoir avancer dans la vie et Geneviève était déterminée à en apprendre davantage pour ensuite partager ses découvertes. Devenir scout n’est pas juste un art, c’est également des connaissances qui resteront gravées à jamais dans nos vies et, comme l’expression le dit, scout un jour, scout toujours.
La relation avec les collègues de travail est un élément qui se crée sans effort. Geneviève Forget travaille avec Mélissa Demers depuis maintenant 19 ans et, au fil des années, elles sont devenues de très bonnes amies. «C’est une fille organisée et aussi très créative, dit sa collègue de travail, Mélissa Demers. On a une facilité à travailler en équipe grâce à ces deux qualités-là.»
La retraite est un moment spécial dans le cycle de la vie. Geneviève sait déjà que rendu à ce stade-là elle ira voyager, mais elle veut tout de même continuer à partager son plaisir d’enseigner à d’autres. «J’aimerais ça continuer d’accueillir des stagiaires, dit-elle. Je trouve que c’est une belle façon de transmettre mon plaisir d’enseigner.»
