C’est le temps de se faire entendre

Près d’un demi-million d’employés du secteur public étaient prêts à entrer en grève du 8 au 14 décembre afin de défendre leurs droits au travail.

Par Ève Turcotte

Pendant ces journées, devant les écoles du Québec et les autres établissements dédiés aux employés du front commun, les syndiqués se mobilisent pour revendiquer de meilleures conditions de travail. Venez les encourager afin qu’ils continuent de nous inspirer pour les années à venir.

LE FRONT COMMUN

Si on veut comprendre pourquoi le front commun est en grève, il faut d’abord savoir qui en fait partie. Étant des étudiants du cégep, on sait sans doute que les enseignants font partie de cette catégorie, tout comme le personnel de soutien (concierges, techniciens, secrétaires, etc.). Par contre, certains le savent sûrement, les employés en santé en font aussi partie.

La raison pour laquelle tant de personnes entrent en grève est en partie liée au salaire, mais aussi aux conditions de travail auxquelles ces employés du gouvernement font face chaque jour. On peut le comprendre, les professionnels de la santé sont surchargés au travail et leur nombre d’heures passées à l’hôpital est excessif. De plus, pour les enseignants, le gouvernement veut ajouter encore plus d’élèves aux classes, ce qui représente une charge de travail encore plus grande.

Malgré ces conditions de travail inhumaines, le gouvernement compte continuer d’appauvrir le front commun si important pour chacun d’entre nous. Augmenter le salaire de 10,3% sur 5 ans, ce n’est même pas assez pour couvrir l’inflation, tous les spécialistes le disent. On peut d’ailleurs le lire dans plusieurs articles sur le site officiel du front commun. Il faut noter que sans eux, nous serions malades, peu éduqués et nos établissements seraient invivables.

LES SYNDICATS

En réalité, c’est 10% de la population active québécoise qui forme le front commun. Partout dans la province, on parle de plusieurs syndicats qui sont en arrêt de travail afin de manifester pour défendre leurs conditions. Il est donc question de la CSN, de la CSQ, de la FTQ et de l’ATPS. Ce sont donc 420 000 personnes qui sont représentées et qui se mobilisent afin de mettre une pression supplémentaire sur le gouvernement, obstiné à ne pas agir.

LA GRÈVE

Afin de soutenir le front commun, tous sont invités à venir aider nos enseignants et le personnel du secteur public à se faire entendre afin de travailler dans de meilleures conditions pour les années à venir. Même si manifester n’est une partie de plaisir pour aucun d’entre nous, il faut faire quelque chose contre l’inflation qui nuit à tous.

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