Richard Niyonkuru, jeune homme qui a récemment immigré du Malawi, témoigne de son arrivée au Canada et du déroulement de son processus d’intégration en tant que nouvel étudiant au Cégep à Terrebonne.
Par Océanne Archambault (texte et photo)
Dans un monde débordant de privilèges et d’opportunités, il est parfois difficile de prendre conscience de la chance des Québécois de pouvoir grandir dans un environnement qui regorge de richesses et où est prônée la liberté d’expression. Il est possible de rêver en grand au Québec, s’exprimer librement et accomplir ses objectifs. Voilà ce que nous apprend Richard qui souhaitait livrer l’histoire de son arrivée et de son adaptation dans un milieu si différent de celui dans lequel il a grandi.
GRANDIR DANS UN MILIEU DIFFICILE
Né au Burundi, où il a passé son enfance et la majeure partie de son adolescence, il a été ardu pour Richard d’évoluer et de se développer dans un pays qui est, encore à ce jour, touché par plusieurs enjeux importants tels que l’instabilité politique ou encore l’accès restreint à l’éducation. À l’âge de 18 ans, Richard va immigrer au Malawi, où il vivra dans un camp de réfugiés pour les cinq prochaines années de sa vie. «Là-bas, tu n’as pas de choix, pas de vue sur le futur et, surtout, tu vis avec la peur de ne pas pouvoir atteindre tes objectifs», explique le jeune homme.
C’est un organisme de parrainage qui a approché Richard pour effectuer son transfert pour le Canada. L’EUMC est un organisme de réintégration et réinstallation sans but lucratif qui souhaite améliorer la qualité de vie et d’éducation de jeunes dans plus de 25 pays d’Afrique, d’Asie et des Amériques. Leur objectif est d’assurer une sécurité et davantage d’opportunités autant sur le plan économique que social pour les jeunes vivant dans des conditions défavorables à leur développement. Richard nous explique que pour être éligible au commencement du processus d’intégration, il est obligatoire de passer un examen de sélection, que ce dernier a réussi.
UN RÊVE QUI SE RÉALISE
Vivre au Québec est un véritable rêve qui se réalise pour Richard. Selon ses dires, il y a peu d’opportunités pour les jeunes adultes demeurant dans un camp de réfugiés, c’est pour cette raison que, lors de son arrivée au Canada, il a été émerveillé par la kyrielle de possibilités à laquelle il a rapidement été exposé.
Le jeune homme est particulièrement fier d’avoir pu accéder à des études postsecondaires, ce qu’il a toujours cru impossible alors qu’il vivait au Malawi. Il est aussi fier de relever de nouveaux défis dans son quotidien. Que ce soit comprendre l’accent québécois, l’absence de ses amis ou encore l’hiver qu’il appréhende, Richard continue de s’adapter un peu plus chaque jour à sa nouvelle réalité, ce qu’il fait avec brio!
Richard a trouvé extrêmement important d’exprimer toute la gratitude qu’il éprouve envers le comité local du cégep et sa famille d’accueil qui continuent à l’accompagner à travers son processus d’intégration à son nouveau mode de vie, qui lui donne tous les outils nécessaires pour garantir sa réussite et qui lui font découvrir des domaines qui l’intéressent réellement tels que la psychologie ainsi que le travail social!
