Les réseaux sociaux ne rendent pas heureux

Seulement 18% des jeunes, âgés de 13 à 17 ans, disent être mieux dans leur peau et 21% disent se sentir plus confiant grâce aux réseaux sociaux, selon une étude menée par Common Sense Media. Les réseaux sociaux leurs offrent l’occasion de se comparer aux autres et c’est rarement pour le mieux. 

Par Léane Pelletier | Arts, lettres et communication

Ces données indiquent que certains ressentent des impacts positifs de leur utilisation, d’autres sont affectés par les impacts négatifs. Le simple fait de recevoir des likes, appelés des renforcements en langage psychologique, est un facteur de risque qui peut augmenter le risque de dépendance de ces plateformes sociales, explique l’enseignante du département de psychologie de l’UQAM Magali Dufour. Les réseaux sociaux peuvent apporter plusieurs inconvénients chez certains adolescents tels que l’anxiété, la dépression et dans de rares cas le suicide.

Seulement 18% des jeunes, âgés de 13 à 17 ans, disent être mieux dans leur peau et 21% disent se sentir plus confiant avec l’utilisation des réseaux sociaux, selon une étude menée par Common Sense Media. Les réseaux sociaux leurs offrent l’occasion de se comparer aux autres et c’est rarement pour le mieux. Photo.

L’OMNIPRÉSENCE DU NUMÉRIQUE

Les différentes plateformes numériques font partie de la vie de plusieurs personnes. Il s’agit donc d’une évidence de parler d’un temps d’écran trop élevé. 74 % des adolescents canadiens âgés entre 12 et 17 ans passaient plus de deux heures par jour devant un écran en 2016-2017, selon Statistique Canada. L’utilisation excessive des réseaux sociaux peut grandement affecter leur perception d’eux. «Quand tu t’affiches, c’est facile de recevoir les critiques du monde», affirme un jeune de l’organisme l’Antre-Jeunes, qui a pour mission de développer l’authenticité des jeunes. 

Une adolescente concentrée à consulter son ordinateur. Photo.

MODÈLES IDÉAUX

Sur les réseaux sociaux, les Elisabeth Rioux de ce monde, influenceuse sur Instagram, projettent une image d’un certain standard de beauté que les jeunes recherchent. «Ils sont confrontés à des modèles fixes et peu variés de ce qui est une “belle” personne», dit l’intervenante sociale de l’Antre-Jeunes Janyck Godbout. Les jeunes ont tendance à toujours se comparer à des images qui ne représentent pas la perception qu’ils ont d’eux: ventre plat, fessier bombé, peau parfaite, lèvre pulpeuse.  

Ces plateformes sociales ont un impact considérable sur la santé des jeunes, car certains peuvent vivre des sentiments d’échec puisqu’ils ne ressemblent pas aux images qu’ils ont vues. «Les réseaux sociaux influencent notre perception de soi parce qu’on veut atteindre le “monde idéal”, que tu ne seras peut-être pas capable d’atteindre», exprime l’un des jeunes de l’organisme de l’Antre-Jeunes.

DÉPENDANCE?

Il faut savoir que «le risque de dépendance est beaucoup plus complexe que de dire que c’est juste en raison de tel aspect des réseaux sociaux», explique la professeure du département de psychologie de l’UQAM Magali Dufour. En d’autres mots, l’utilisation abusive des plateformes sociales n’est pas le seul aspect qui vient troubler la perception des jeunes. C’est aussi le fait qu’un aspect qui trouble la personne entre en contact avec une vulnérabilité d’une personne, dans un contexte particulier, explique Magali Dufour. 

Les adolescents peuvent être grandement affectés par les réseaux sociaux parce qu’ils leur sont disponibles en tout temps, affirme l’intervenante sociale de l’Antre-Jeunes Janyck Godbout. Il est donc important que les parents et leurs jeunes se questionnent sur la place que ces plateformes sociales prennent dans leur vie.

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