Dyslexiques: heureux ou malheureux?

Albert Einstein, Walt Disney et John F. Kennedy partagent un point commun. Ces personnages célèbres souffraient d’un trouble d’apprentissage, plus particulièrement de la dyslexie, selon le magazine L’express. Malgré cela, ils ont été en mesure d’accomplir de grands exploits au cours de leur vie et, ainsi, influencer les mentalités des générations futures et provoquer des bouleversements de taille dans divers domaines.

Par Sarah Allard-Puscas

En consultant leurs biographies et en analysant la vie d‘autres dyslexiques on pourrait constater, selon mon interprétation, qu’il existe probablement un lien entre la dyslexie et l’état affectif général. Ainsi, nous pouvons nous demander si avoir un trouble d’apprentissage nous rend-il heureux?

La dyslexie est le «moteur», une sorte de force essentielle qui nous permet d’évoluer en tant qu’individu. Ce dernier doit constamment chercher et appliquer des mesures adaptatives afin de s’accommoder à la réalité propre à ce déficit neurologique. Pallier ce trouble d’apprentissage dépend d’une grande autodétermination et d’une volonté incommensurable. De plus, autant sur le plan professionnel que dans la vie personnelle, il faut faire preuve d’une résilience intemporelle qui est tributaire d’une introspection profonde.

Ainsi, un dyslexique est outillé, compte tenu de son déficit neurologique, à travailler très fort afin de pouvoir décoder et comprendre le langage écrit. Mais ce n’est qu’au moment où la personne accède à l’étape de l’acceptation de son trouble d’apprentissage et qu’elle poursuit son désir de se transcender que, selon moi, cette personne aura atteint le bonheur.

Par contre, être dyslexique n’est pas toujours synonyme de quelqu’un qui a cette volonté et le désir de faire plus. C’est en détenant cette énergie vitale durable, colorée par le courage de l’appliquer sur une base quotidienne que les personnes dyslexiques sauront surmonter leur difficulté d’apprentissage et atteindront le nirvana et la découverte du bonheur.

Ce n’est qu’en s’éduquant sur leur situation complexe que les dyslexiques assimileront l’information afin d’apprendre davantage et de comprendre leur trouble. C’est en considérant la dyslexie comme un défi à surmonter et non pas un obstacle qu’ils seront en mesure de progresser. En valorisant leur propre différence, ils seront capables d’atteindre la satisfaction de soi et devenir heureux.

UN TROUBLE D’APPRENTISSAGE REND-IL MALHEUREUX ?

En outre, le dyslexique vit constamment dans l’ombre d’une peur inconsciente de surveillance omniprésente de la part de la société. Toutes les actions qu’il entreprend, par rapport à la compréhension des consignes écrites et à la lecture en général, sont assujetties à la critique. La société l’observe sempiternellement afin de dévaloriser l’individu en question à sa moindre défaillance et, ainsi, le rendre malheureux. Cette paranoïa propre au dyslexique est réelle, car la société a peur de la différence et essaie de marginaliser ceux qui présentent une déficience. Ainsi, ces personnes aux prises avec un trouble d’apprentissage ont peur de se faire juger et décident ultimement de se soumettre au dispositif instauré par la société qui façonne leur identité

En ayant peur de la diversité, on essaie de normaliser les dyslexiques en les forçant à envisager l’abandon de leur quête de se surpasser. Ce contrôle de leurs moindres gestes rend les dyslexiques malheureux, car ils ne se sentiront jamais accomplis.

PLUS HEUREUX QUE MALHEUREUX

Le fait d’être surveillé par la population peut être considéré comme bénéfique et non pas uniquement une source de paranoïa et de peur pour le dyslexique. Ainsi, le fait d’être surveillé crée une détermination qui poussera la personne souffrant d’un trouble d’apprentissage vers la conquête des défis insurmontables, ce qui prouvera à la société que sa différence est en fait sa force.

Il saura créer sa propre discipline afin de contrer à son handicap. Le dyslexique ne prendra pas la voie facile de la capitulation, mais au contraire il forgera sa propre identité lui-même. C’est en décidant d’agir de cette manière que le dyslexique sera en mesure d’échapper au contrôle social et ainsi de se soumettre à sa propre volonté, ce qui le rendra indubitablement heureux.

Ce texte est un extrait de ma dissertation finale dans le cours de philosophie L’être humain.

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