Grand problème d’itinérance pour Lanaudière

Lanaudière détient un plus grand taux d’itinérance que le reste du Québec en raison d’un manque de ressources, selon la Planification communautaire en itinérance de Lanaudière 2014-19. Malgré les interventions menées afin de diminuer ce taux, les projections indiquent que ces chiffres se maintiendront ou augmenteront.

Par Daphnée Plante | Arts, lettres et communication

La hausse de l’itinérance dans Lanaudière a pu facilement être remarquée par le reste de la population puisque son pourcentage a explosé depuis les dernières années. Durant les années 2013 et 2014, l’occupation d’un lit de transition par un itinérant était de 83,9% pour Lanaudière et de 74,3% pour le reste du Québec.

Le Café de rue sSolidaire, un organisme communautaire situé à Terrebonne. (Photo: Daphnée Plante)
Le Café de rue solidaire, un organisme communautaire situé à Terrebonne. (Photo: Daphnée Plante)

L’itinérance est devenue un enjeu majeur au cours des années et le nombre d’interventions a dû augmenter en conséquence. «Je crois que l’itinérance peut disparaître, dit un stagiaire à l’Action populaire des Moulins, Vincent Drolet. Du moins, on peut lutter contre.»  

Toujours selon la Planification communautaire en itinérance de Lanaudière 2014-19, Lanaudière a un rattrapage à faire en développement de logements sociaux et communautaires, comparativement au reste du Québec.

MASCOUCHE ET TERREBONNE

L’itinérance a connu une importante hausse dans Lanaudière, mais plus précisément à Mascouche et à Terrebonne. Des statistiques de Santé Canada ont révélé que, de 2006 à 2011, l’itinérance a augmenté de 41% pour Mascouche et de 29% pour Terrebonne.

«Le niveau d’activité augmente chaque année à l’Action populaire, dit M. Drolet. Avec le projet de la loi 70, on s’attend à recevoir plus de demandes.» Ayant comme mission de permettre une meilleure adéquation entre la formation et l’emploi ainsi qu’une meilleure intégration à l’emploi, le projet de la loi 70 risque d’avoir un impact sur l’itinérance dans Lanaudière.

À LONG TERME

La plupart des itinérants se retrouvent à la rue pendant plusieurs années. «Nous servons environ 30 à 45 personnes par jour dit la coordonnatrice du Café de rue solidaire, Pascale Godbout. La majorité d’entre eux fréquente l’établissement depuis plus de deux ans.» Une augmentation des interventions et de l’hébergement doit être faite dans Lanaudière. Contrairement au reste du Québec, en 2012 Lanaudière a dû refuser 69% des itinérants dans les maisons d’hébergement en raison d’un manque de place.

Plusieurs organismes en lutte contre l’itinérance ont mis en place plusieurs interventions qui devraient être mises en pratique pour lutter contre l’itinérance. Renforcer les compétences et favoriser l’autonomie chez les itinérants est une de ces interventions qui mettrait l’accent sur l’atteinte d’objectifs autodéterminés par l’individu. Cela favoriserait l’insertion sociale et ainsi que la possession d’un emploi ou d’une meilleure éducation.

De cette façon, l’individu vivant dans la rue appliquera une stabilité durable à son quotidien. Puisque pour la plupart d’entre eux la raison de leur itinérance est la déconnexion sociale, cette intervention leur imposera un développement de leurs valeurs sociales tout en leur procurant une meilleure santé et une meilleure vie.

 

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