Tragédie contemporaine

La technologie nous aidera à transcender les limites humaines. C’est ce qu’on se dit lorsqu’on voit les exploits technologiques du centenaire passé. Nul doute que c’est le cas. Nous devenons de plus en plus adeptes à la technologie, fascinés par un monde qui n’est qu’illusoire. Un monde qui nous fait consommer l’inanimé et qui, par le fait même, nous déshumanise.

Par Pierre-Olivier Pearson

Je n’ai rien contre la technologie ou la science, lorsqu’utilisées à bon escient. Ce que je déplore, c’est plus le fait que nous vivons dans un monde accéléré. Tout doit être perfectionné et rapidement, notre souffle n’est qu’une perturbation dans la vie commune. Notre voix n’est qu’une mélodie monotone et notre opinion n’est qu’un embêtement pour des dirigeants et/ou lobbyistes. Nous vivons le rêve du mélancolique.

L’éducation valorisée

Malgré cette tragédie contemporaine, la société n’est pas si mal. Nous vivons dans une ère où l’éducation est une priorité et où il est même valorisé d’être éduqué. L’éducation est inestimable, comparée au prix de l’ignorance. Or, il est dur, parfois, de se lever le matin et de se dire que nous vivons dans un monde où chacun se fait face, qu’au final ce n’est qu’une grande lutte pour déterminer le futur des gagnants et celui des perdants. Si seulement notre société valorisait davantage le mutualisme, cette bataille constante que nous vivons au quotidien n’existerait pas.

L’important, c’est de s’entraider. L’important, c’est de savoir que notre voisin peut avoir autant d’embûches que nous. L’important, c’est de se dire que nous vivons cette aventure ensemble et qu’en fin de compte, nous connaissons tous ce qui nous attend aux dernières secondes de notre parcours. Vivez ce que vous voulez vivre, et non ce que la société vous exige et vous conditionne à vivre.

Nous nous réveillons et, d’un oeil subjectif, la journée semble différente et, pourtant, c’est du pareil au même. Je crois que lorsque l’on dit que l’on doit distancer sa vie de la société et que nous devons la rendre excitante, c’est plus psychologique que physique : condenser nos pensées et canaliser notre énergie sur ce qui nous motive et non sur ce qui est superflu et superficiel. Par exemple, lorsque nous sommes dans un autobus, nous tentons de briser cette fameuse barrière superficielle et sociale qui nous dit de ne pas parler à un individu, d’être silencieux et d’écouter notre musique tout en regardant par la fenêtre.

Parler avec un inconnu

Pourquoi ne pas initier une conversation avec un parfait inconnu? Pourquoi ne pas tenter de connaître ce qui est inconnu? C’est pourtant, pour un scientifique par exemple, une base fondamentale. Néanmoins, il est plus commun de voir un humain être «dans sa bulle» plutôt que de briser le moule et de discuter avec quiconque est à ses côtés. L’humain est une créature sociale? Je commence à y croire de moins en moins. Brisons le moule et réformons ces règles implicites. Après tout, qu’avons-nous à perdre à s’entraider et à s’écouter?

Photo : Le penseur d’Auguste Rodin, figure emblématique, est une représentation de la nature tourmentée de l’homme. Photo: Wikipédia.

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