L’exposition permanente De Terrebonne à Fort Chipewyan rend hommage aux protagonistes de la Compagnie du Nord-Ouest. Une belle façon de souligner le 350e anniversaire de Terrebonne
Par Daniel Teka Ntumba | Arts, lettres et communication
De Terrebonne à Fort Chipewyan est une exposition présentée au Bureau seigneurial de l’Île-des-Moulins.Cet immeuble fait partie de l’ensemble des immeubles patrimoniaux construits sur l’Île-des-Moulins. C’est un bon moyen de montrer l’architecture urbaine québécoise du 19e siècle aux visiteurs . L’entrée est gratuite pour le public.
L’objectif est de relater les péripéties du voyage des hommes de la Compagnie du Nord-Ouest. Le courage de ces hommes a permis de transmettre à Terrebonne un héritage social, culturel et identitaire. «C’était un travail qui était excessivement difficile, affirme la coordonnatrice de l’exposition, Marie-Eve Le Scelleur. On parle de journées où on pouvait pagayer pendant 18 heures en ligne. Les hommes pouvaient parcourir 160 kilomètres dans une journée.»



LA RIVIÈRE
«On sentait le besoin de réunir toutes ces salles avec un geste artistique fort, explique la conceptrice de l’exposition, Mélanie Crespin. Donc, cette rivière nous accompagne de salle en salle. Et puis, elle s’adapte au contenu ou à l’émotion qu’on pourrait transmettre dans chaque zone.» La rivière est la liaison que l’équipe artistique a trouvée afin de faire un lien entre chacune des pièces du Bureau seigneurial. La route parcourue par les hommes de la Compagnie du Nord-Ouest était principalement la rivière.
PLACE À L’INFORMATION
L’exposition est permanente et sera gratuite jusqu’à la fin des festivités du 350e anniversaire de Terrebonne, en décembre. Les citoyens ont la chance d’apprendre une partie de l’histoire de la ville sans toutefois s’ennuyer. Chaque pièce du Bureau seigneurial raconte un aspect de la grande aventure vécue par les protagonistes de la Compagnie du Nord-Ouest. Une partie de leur vie privée est également partagée avec les visiteurs de l’exposition. Leurs mariages avec des femmes autochtones et leurs enfants métis permet aux visiteurs de se connecter avec le côté humain des voyageurs.
«L’exposition, je l’ai trouvée très intéressante, affirme une visiteuse, Leana Mansour. Elle était belle. Elle était bien expliquée. C’était pas trop compliqué en terme d’histoire. On pouvait bien se situer»,
