Santé : mange de la m**** !

Eh oui… selon un nombre grandissant de scientifiques, l’administration de matière fécale pourrait, dans un futur pas trop lointain, devenir une alternative thérapeutique à plusieurs maladies.

Par Sarah Allard-Puscas

Des pilules de matière fécale d’individus sains ont été administrées aux patients souffrant de la colite pseudo-membraneuse et l’on a remarqué que leur flore bactérienne intestinale favorable a été reconstituée. Un taux de guérison quasi total, selon un texte de Passion santé. De plus, la compagnie américaine Seres Therapeutics est en train de tester un nouveau médicament, toujours à base de matières fécales, afin de traiter la colite ulcéreuse, le diabète, la maladie de Crohn et les infections reliées à la chimiothérapie dans le cancer.

LE MICROBIOME

Le microbiome est l’ensemble du matériel génétique des bactéries colonisant le corps humain. Un individu héberge de 150 à 300 fois plus de génomes dans son intestin grâce aux microbes qui y vivent. Les études ont mis en évidence que plus ce microbiome est varié plus les personnes sont en bonne santé. Alors, certaines maladies ne seraient pas tributaires de la présence de certains microbes, mais, plutôt, de l’absence de bons microbes. Les malades subiraient un débalancement de la composition de leur microbiome intestinal, une dysbiose.

MALADIES ASSOCIÉES

L’obésité: la prise d’antibiotiques pendant l’enfance aurait détruit une bonne bactérie qui aide à nettoyer le mucus de l’intestin et ainsi aide à la guérison et l’entretien intestinal. Normalement, le corps humain utilise 250 à 300 calories par jour pour produire ce mucus. Alors, si cette bactérie n’existe plus, le corps humain n’a plus besoin de dépenser de l’énergie, «au bout d’un an, vous pesez 10 kilos de plus»,  selon Dr Richard Marchand, microbiologiste et infectiologue au Laboratoire de Santé publique du Québec.

Maladies cardiaques, cancer du côlon: la carnitine des viandes rouges serait transformée par certains microbes pour éventuellement donner naissance à ces deux maladies.

Dépression, autisme, troubles anxieux: le taux d’acide valérique dans le microbiome serait étroitement relié à ces maladies.

Maladie d’Alzheimer: la dysbiose aurait un effet sur la production des substances amyloïdes par le foie qui se déposeraient dans le cerveau, créant ainsi la maladie.

La sclérose en plaques, maladies de peau et autres maladies inflammatoires: l’intestin malade produirait des agents inflammatoires qui sont relâchés dans le sang et peuvent, conséquemment, causer l’inflammation à n’importe quel endroit dans le corps.

L’ALIMENTATION

La seule manière de s’assurer d’une bonne diversité de notre microbiome est d’éviter, autant que possible, la consommation des produits industriels. La «malbouffe» est caractérisée par des aliments trop riches en gras, en sel, en produits chimiques tels que les agents de conservation et les colorants. De plus, il ne faut pas uniquement diminuer l’alimentation industrielle, mais il faut également favoriser les fruits et les légumes… vous l’avez bien compris, frais.

NOTE PERSONNELLE

Alors, la prochaine fois que quelqu’un essayera de vous insulter en vous lançant un «mange de la m****!», faites-lui savoir que bientôt on en mangera tous, sous la forme de comprimés, pour traiter ou prévenir certaines maladies. Bon appétit!

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