Lorsque passion rencontre détermination

Deux escrimeurs québécois dans la vingtaine ont des projets bien ambitieux pour leur sport. Amis depuis l’enfance, Jihad Kabbaj et Steven Moore se côtoient trois fois par semaine pour s’entraîner  dans un gymnase du Collège Jean-de-Brébeuf. Portrait de deux escrimeurs en pleine ascension.

Par Marilou Légaré

Jihad Kabbaj entame sa neuvième année de compétition et sa première en tant qu’athlète sénior. Le sport l’a charmé lorsqu’il a regardé les Jeux olympiques de Beijing en 2008. Il a tout de suite aimé la rapidité d’exécution et la précision dans les gestes des escrimeurs. Il a donc décidé de s’inscrire à un cours dès le début de son secondaire. «Un combat de sabre ressemble à une partie d’échecs en courant le cent mètres», dit-il.

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Photo : Steven Moore, à gauche, et Jihad Kabbaj, à droite. Photos : Cindi Williams Moore (gauche) et Nelson Boisvert (droite).

Arme de choix

Son arme de choix ne fait pas de doute pour lui. Il choisit le sabre sans même essayer le fleuret et l’épée. «C’est beaucoup plus rapide et agressif, dit l’athlète de 20 ans. Un point peut se jouer en quelques dixièmes de secondes et c’est ce qui rend ce sport si intéressant.»

Son rêve? Se qualifier aux Jeux olympiques de Tokyo. La première étape est de se qualifier pour le circuit de la Coupe du monde. Il rencontre trois fois par semaine Benjamin Mañano, entraîneur national de sabre pour les hommes, pour mettre toutes les chances de son côté. «Ces séances privées m’aident à me perfectionner, elles sont indispensables pour mon cheminement», explique le sportif.

À court terme, il veut participer à la Coupe du monde de Mexico City en décembre. «Je suis plutôt confiant. J’ai ce qu’il faut.» Par la suite, Jihad Kabbaj devra se hisser parmi les quatre meilleurs escrimeurs du pays pour faire l’équipe nationale. Cela lui permettrait de se qualifier pour les Jeux olympiques d’été en 2020.

Arbitre en ascension

Steven Moore, quant à lui, a délaissé les compétitions en tant qu’athlète à 18 ans. À 22 ans, le passionné d’escrime rêve aujourd’hui d’arbitrer aux Jeux.

À 19 ans Steven Moore est devenu le plus jeune arbitre international aux trois armes. À ce titre, il a déjà à son actif les championnats panaméricains en poche. Il a aussi arbitré des Coupes du monde en France, en Autriche et au Costa Rica. «Pascal Cantin (arbitre aux Jeux d’Atlanta) m’a pris sous son aile dès le premier jour et il m’a tout montré, dit-il. Je lui dois tout.»

Steven Moore dit vouloir «rendre le sport beaucoup plus juste puisqu’il y a eu de nombreuses controverses auparavant lors de compétitions d’envergure. C’est dur à arbitrer et j’aimerais améliorer la situation.»

Tout comme Jihad Kabbaj, Steven Moore désire participer aux Jeux olympiques de Tokyo.

Malheureusement pour les deux hommes, l’escrime n’est pas encore un sport dont ils pourraient vivre. «Je suis pratiquement parti à l’étranger toutes les fins de semaine lorsque j’ai des compétitions à arbitrer. Pour l’instant, c’est une source de revenus, mais ce n’est pas suffisant pour en vivre», raconte Steven Moore. Les deux étudiants de Concordia doivent donc continuer de se concentrer sur leurs études tout en enchaînant entraînements et compétitions.

 

 

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