Isabelle Poirier est une femme passionnée et persévérante. Elle est actuellement en arrêt de travail à la suite d’un diagnostic médical erroné. Elle apprend à se redécouvrir, au-delà de son travail d’orthopédagogue.
Par Ophélie Hébert | Arts, lettres et communication
«J’ai du temps pour moi, je suis en train d’explorer justement ces facettes de moi là.» Elle adore écouter des livres audios en faisant ses activités du quotidien. Isabelle est une femme extrêmement sportive, elle aime le ski ainsi que passer du temps à l’extérieur.
Le travail d’orthopédagogue, pour Isabelle Poirier, est vraiment enrichissant et important autant pour les enfants que pour les travailleurs passionnés. «Quand on travaille avec un enfant puis, sur la rééducation sur des petites difficultés qu’on sait que ça a un impact sur beaucoup de choses finalement à force de le travailler bien cet enfant réussi à pallier ces difficultés, c’est gratifiant.»
SE REDÉCOUVRIR APRÈS LA MALADIE
Isabelle habite actuellement à Bois-des-Filion, mais elle a passé son enfance à Verdun ainsi qu’à Boisbriand. La naissance de ses deux filles est un moment extrêmement marquant pour elle ainsi que l’annonce de son arrêt de travail. «Évidemment je ne peux pas passer à côté de mes enfants, avoir des enfants ça change tout. Ç’a été vraiment les moments marquants, les plus marquants de ma vie.»
Isabelle a commencé à être extrêmement malade, alors elle a décidé de consulter un médecin rapidement. Elle a reçu des diagnostics qui étaient complètement erronés. Elle savait que ceux-ci étaient faux, mais personne ne la croyait.
«J’avais perdu par exemple énormément de poids, on attribuait ça à une anorexie, ce qui n’était pas du tout le cas. Donc il y avait plein de choses dans mes dossiers médicaux que je voyais qui ne faisaient pas de sens», elle a donc décidé de prendre les devants et de s’informer sur internet.
Elle a fait énormément de recherche par elle-même par la suite pour trouver son réel diagnostic. Elle a découvert à quel point il y avait de fausses informations reliées à la santé sur internet.
«Ça peut être très dommageable si les gens se fient sur de fausses nouvelles en santé», dit son mari, Alexandre Noël.
Sa carrière en tant qu’orthopédagogue a dû être arrêté en raison de ses enjeux de santé. «Donc, j’essaie de développer tout ce qui est au niveau de la santé physique, de me réapproprier ça et puis d’explorer aussi un peu les passions que j’avais que j’ai perdues avec les années, avec mes enfants, la profession.»
Elle doit se redécouvrir et faire autres choses que le travail. «J’aspire à avoir, malgré les enjeux de santé que j’ai, une bonne qualité de vie, donc développer tout ce qui est le côté sportif évidemment d’une façon différente, tout ce côté-là de la santé que ce soit psychologique que physique.»
La voisine d’Isabelle, Pauline Bissaillon dit que, «dans le temps de la COVID, ils disaient que les vaccins ce n’était pas correct et de toute façon ils en parlent encore. Ils disent que la rougeole, précisément le vaccin de la rougeole, rend les enfants avec l’autisme.» Cela montre qu’il y a énormément de fausses nouvelles présentes sur internet et cela depuis assez longtemps.
DÉMYSTIFIER LE VRAI DU FAUX
Puisqu’elle était mal diagnostiquée, Isabelle a constaté la présence de fausses nouvelles en grande quantité. Elle dit que, maintenant, il est vraiment important de vérifier ses sources pour bien s’informer. Isabelle a découvert la pertinence des réseaux sociaux et du contenu présent relié au domaine de la santé.
Elle a appris à faire de bonnes recherches. «Il y a maintenant de bonnes sources […]. Il y a beaucoup de médecins québécois, des infirmières, des chirurgiens, des physiothérapeutes, des kinésiologues qui donnent des informations hyper pertinentes», affirme-t-elle.
La maladie lui a permis de retrouver d’anciennes passions et de se concentrer sur ses besoins.
