Des prodiges venant du Québec bientôt dans la NCAA

Au football américain, les meilleures universités ciblent les futurs joueurs qu’elles veulent très tôt dans leur saison. Il n’est pas rare pour un athlète de recevoir 30 offres universitaires et de devoir choisir parmi les 30. Bien sûr, les universités les plus populaires et les meilleures sont beaucoup plus convoitées par les joueurs. Ils veulent faire partie de ces grandes universités sportives que ce soit Georgia, Michigan, Ohio State, Texas. Bref tout athlète rêve de rejoindre une grande université victorieuse.

PAR CHARLES-ÉMILE ROGER

Lorsque le l’on reçoit des offres d’universités américaines pour jouer au football, on a jusqu’à une date précise pour choisir notre université sous peine de recevoir des punitions si ce n’est pas fait. Pour les futurs sportifs, le 21 décembre dernier était la journée maximale pour faire leur choix. Trois Québécois ont reçu des offres de division 1 de la NCAA. C’est un énorme accomplissement pour le football au Québec.

Steve Bolo Mboumoua, un des futurs joueurs québécois dans la NCAA au football qui a rejoint le Crimson Tide d’Alabama. Photo.

GÉANT DE 6′ 4″, 275 LIVRES

Steve Bolo Mboumoua est un futur ailier défensif étoile dans le football collégial américain. Cette année, il évoluait comme partant avec le Campus Notre-Dame-De-Foy situé à Québec. Il était très convoité par certaines universités dès le début de la saison 2023. Il a finalement choisi le Crismson Tide d’Alabama, une des meilleures universités dans le football collégien américain.

Selon ses entraîneurs et ses proches, c’est une nouvelle qui démontre que tout est possible pour les joueurs de football québécois. «Les gars de l’ouest de Montréal savent maintenant c’est qui le CNDF parce qu’ils connaissent l’histoire de Steve» a souligné Marc-André Dion, entraîneur-chef du CNDF. Source

Steve Bolo Mboumoua en compagnie de sa petite sœur et de sa mère. Photo

GROS DÉFI À OHIO STATE

Maxence Leblanc est un des trois futurs québécois dans la NCAA qui n’a pas fait son cégep au Québec et qui est allé directement aux États-Unis dans un prep school. Avec son gabarit impressionnant de 6 pi 5 po et 225 livres, il est l’un des meilleurs ailiers rapprochés de son âge dans tout le pays. Malgré plus de 30 offres reçues, il n’a pas eu de choix difficile à faire.

Depuis qu’il est tout jeune, le natif de Saint-Bruno rêve de jouer pour les Buckeyes d’Ohio State, l’une des meilleures universités de football américain. «J’ai toujours suivi Ohio State. C’était mon équipe préférée et mon rêve a toujours été de jouer là. Pendant la période de recrutement, j’essayais de me sortir ça de la tête pour vraiment regarder toutes mes options. Lors de ma visite à Ohio State, après cinq minutes, je savais déjà que c’était la bonne place pour moi», a-t-il confié. Source

Maxence Leblanc dans l’uniforme de Baylor, son prep school. Photo

PREMIER QUART-ARRIÈRE QUÉBÉCOIS

Jérémy St-Hilaire est le tout premier québécois de l’histoire à se faire recruter par une équipe de NCAA division un comme poste de quart-arrière de l’équipe. Son but: devenir le quart-arrière partant de l’université de Vanderbilt. Le quart-arrière originaire de Saint-Bruno a mentionné qu’il était fier de son évolution sur le terrain: «J’ai fait mes preuves l’année passée. Les coachs te voient jouer et que tu sois Canadien ou non, je ne pense pas que ça fait une grosse différence. J’ai joué sur le même terrain que tous les autres gars aux States et j’ai été dominant.»

St-Hilaire et son équipe prep school (McCallie) ont remporté la finale dans le match ultime comme l’équipe de Maxence Leblanc au Tennessee en décembre dernier. Les deux joueurs sont de très bons amis et se connaissent depuis plusieurs années.

Jérémy St-Hilaire en action. Source.

DU POSITIF

Ce qu’il faut retenir de toutes ces annonces, c’est que les joueurs de football québécois deviennent de plus en plus reconnus par les grandes universités prestigieuses américaines et que les joueurs en bénéficient. Auparavant, les joueurs de football québécois n’avaient pas beaucoup de visibilité, car ils ne recevaient pas d’offres provenant des États-Unis. 

Aujourd’hui, avec tous les moyens de communiquer, se faire recruter est beaucoup plus accessible qu’auparavant. Ce qui est sûr, c’est que ce ne sont certainement pas les derniers joueurs québécois à faire le saut dans la NCAA. 

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