René-Pierre Beaudry se plonge dans la peau d’un interviewé pour raconter sa carrière de journaliste.
Par Alexie Poirier | Arts, lettres et communication
Quel a été votre parcours professionnel?
Je suis maintenant à la retraite. J’ai été journaliste, recherchiste, chef de groupe, directeur de publication et même enseignant, avant ça. J’ai commencé au Montréal-Matin, comme Le Journal de Montréal. J’ai été aux faits divers, puis j’ai été aux sports. Cependant, à partir de 1981, ça a été de surtout faire des entrevues avec des personnalités du domaine sportif, culturel et artistique. J’ai même interviewer un astronaute.
En quoi consistait votre métier?
C’était surtout pour la télévision. La première personne qui a interviewé Céline Dion avant qu’elle passe à l’émission de Michel Jasmin pour la première fois, c’est moi. Ensuite, quand j’ai arrêté de faire la télévision au bout de 26 ans, j’étais brûlé. Ainsi, je me suis tourné vers l’écriture dans les magazines pour faire des entrevues comme vous faites là.
Quelle a été l’entrevue la plus marquante pour vous?
La prochaine. Si ce n’est pas celle-ci, ce sera la suivante. C’est passionnant de rencontrer des gens. Le plus dur pour faire une entrevue, c’est de rencontrer quelqu’un qui ne vous connaît pas. Vous l’avez déjà peut-être étudié ou vous avez pris des renseignements sur cette personne-là. Donc, d’une certaine manière, ce n’est pas un inconnu. En revanche, pour la personne que vous interviewez, pour lui, ou elle, vous êtes un inconnu.
